Economie
Le 12 mai 2006, le conseil d’administration d’EADS réuni à Amsterdam, dont le groupe Lagardère et l’Etat sont actionnaires, annonce la fermeture de la Sogerma, très endettée et très fortement déficitaire. Les 1.050 emplois de Mérignac doivent être supprimés et près de 4.000 emplois liés à la sous-traitance sont directement menacés.

Le « feuilleton Sogerma » dure plusieurs semaines et son retentissement est national. Le sujet est régulièrement évoqué dans les journaux télévisés et Michel Sainte-Marie est l’invité de la matinale de Jean-Michel Apathie sur RTL le 18 mai. Dominique de Villepin, alors premier ministre, se rend à Mérignac le 23 mai. L’Union Sacrée se fait sur le dossier, autour de Michel Sainte-Marie, qui « sonne le tocsin ».

Le coeur du métier de la Sogerma, la maintenance aéronautique, est finalement cédé à Sabena Technics, rachetée en 2005 par le groupe TAT, qui annonce le 27 septembre 2006 le maintien de 686 emplois sur site. Sur ces 686 emplois, 517 sont directement repris par TAT pour la maintenance civile et militaire et 171 resteront à la Sogerma (EADS), pour la fabrication de la voilure ATR. Les autres salariés bénéficient d’un reclassement au sein du groupe ou d’un traitement social avantageux.

Sur le temps long, l’affaire Sogerma apparait comme un électro-choc qui sert d’accélérateur au renforcement de la filière aéronautique et notamment de la maintenance en condition opérationnelle (MCO). Dès 2003, Bordeaux Technowest s’était recentrée sur la filière, à la faveur d’un rapprochement avec le Technoparc de Saint-Laurent-du-Québec. L’association de préfiguration de l’Aéroparc est ensuite lancée en 2006. Le CSFA, puis la Simmad s’implanteront ensuite dans la BA 106 en 2008, puis en 2011.


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