Culture
En 2016, le collectif de photographes, « Les Associés », lançait les « Voyages immobiles », des rencontres photographiques autour du thème de la ville. Pour cette deuxième édition, toujours dans l’auditorium de la Médiathèque : 4 dates, des projections et des échanges autour du thème « Une certaine idée de la France ». Premier rendez-vous le 14 février 2017.

Quel est le principe ?

Trouver le point de rencontre entre une projection, des photographes et un public. Aux artistes d’expliquer leurs choix esthétiques et techniques, de raconter, de découvrir aussi, le sens caché derrière l’image. « Présentée par Pierre Coutel de la librairie Mollat, chaque projection mêle photos, vidéos et son, parce que la pratique de la photo a beaucoup évolué et que les auteurs investissent aujourd’hui d’autres champs que celui de l’image figée », explique Joël Peyrou, un « Associé ». Le mélange, c’est aussi celui des différentes séries : « On cherche à produire du sens, à sortir de l’ornière des préjugés, de l’immédiateté de l’émotion pour s’élever vers la réflexion. Ainsi les photos se font écho. Ces montages nous demandent de prendre du recul par rapport à notre ego de créateur. »

Il s’agit dans ce nouveau voyage d’aborder l’idée de la France éternelle, une France qui n’a peut-être jamais existé, mais à laquelle on ne cesse de se référer à travers un système de valeurs soi-disant en crise. « La ville de Mérignac n’a pas eu peur d’aborder ce thème en pleine année électorale. Nous y avons même été encouragés. » S’il y a bien une idée de la France, à quoi correspond-elle ? Quel est le rapport entre la réalité et la fiction ? Que trouve-t-on derrière le décor ?

La fabrique du décor

Avec « Nature® », Rémy Artiges répond à sa manière à ces questions. Né d’une commande du quotidien Libération, son projet est une portraiture grinçante du faux-semblant, d’une réalité fictionnelle à laquelle chacun adhère pour mieux supporter le réel. Un stand du salon de l’agriculture, posé comme le décor d’une ruralité idéale, avec veau-vache-cochon... alors que ce monde paysan est aujourd’hui oublié et remplacé par les complexes agro-industriels. De son côté, Patrice Terraz propose la portraiture très sensible d’une jeunesse rurale (en Somme), urbaine ou en difficulté scolaire (Californy ; La mauvaise réputation) qui dessine le quotidien de la jeunesse et de certains territoires oubliés.

Dans « Des intentions obliques, Cannes ou Rouge Micro », Vincent Leroux et le collectif « Temps Machine » lèvent le voile sur la fabrique du décor : celui du festival de cinéma tout en strass et paillettes ou, celui plus feutré mais pas moins habile à cacher, d’une émission radio à France Culture.

Et même quand ils touchent au plus intime, les photographes doivent faire le point pour dissiper les zones de flou, comme Julien Coquentin dans ses « Saisons noires ». L’auteur fait un retour à la terre, afin de réveiller la mémoire familiale. Entre souvenirs réels et imaginés entre Histoire et histoires, une certaine idée de sa France.

Les rendez-vous de l'année :

  • mardi 14 février 2017 : Vers où veux-tu que je regarde?
  • mardi 11 avril 2017 : (Demain) La Terre promise
  • mardi 6 juin 2017 : Ce qu'on nous donne à voir
  • mardi 12 décembre 2017 : Une famille française

Les rendez vous se déroulent à l'Auditorium de la Médiathèque dès 19h.
Pour plus de renseignements : direction de de la culture, 05 56 18 88 62