Economie

Mérignac a voté ses taux de fiscalité directe en avril dernier : aucune augmentation en 2018... ni depuis 10 ans ! La Ville s’inscrit depuis plusieurs années dans une logique de contrôle de ses dépenses, tout en favorisant l’investissement et en limitant l’endettement.

« La bonne gestion et la maîtrise des dépenses font partie de nos priorités », rappelle David Charbit, adjoint délégué aux finances. « Cette exigence fait de Mérignac une ville avec des services et des investissements bien calibrés. Nous ne sommes ni dans le faste ni dans l’apparat, mais attentifs au bien-être des Mérignacais et à l’équilibre de nos finances. »

Pas de formule magique donc pour cette équation de plus en plus difficile à résoudre : soutenir l’investissement sans augmenter les taux. Pourtant, les dotations de l’État stagnent : « la Ville n’a de cesse d’améliorer le niveau de services offert à la population, de lancer de nouveaux projets, et elle n’a abandonné aucun champ d’investissement », souligne l’élu aux finances


Vitalité économique et finances vertueuses

Comment fait la municipalité, alors que son niveau d’endettement figure parmi les plus bas et que ses taux de taxes foncières se situent dans la moyenne des villes de la Métropole ? Outre sa gestion rigoureuse, Mérignac peut compter sur son dynamisme et son attractivité qui, chaque année, lui assurent plus de recettes : attirées par le cadre de vie, la vitalité économique ou encore le niveau des équipements, des entreprises, comme Thalès, choisissent de s’installer ou de se développer sur la commune. En plus des créations d’emplois, ces implantations élargissent l’assiette d’imposition, générant ainsi de nouvelles ressources fiscales au bénéfice de tous les habitants. Une tendance qui ne doit rien au hasard : elle est le résultat d’une forte politique d’accompagnement des entreprises.

Aujourd'hui, l'Etat oblige les grandes collectivités à plafonner leur dépenses de fonctionnement
David Charbit, Adjoint délégué aux finances

La Ville, comme les 322 collectivités les plus importantes de France, est toutefois confrontée à un nouveau défi imposé par la loi du 22 janvier 2018 : limiter pendant trois ans l’augmentation des dépenses de fonctionnement à 1,2 % – inflation comprise – c’est-à-dire, en réalité, ne pas les accroître. À défaut, les dotations de l’État diminueront l’année suivante.

Ce nouvel effort est demandé aux collectivités locales afin de réduire l’endettement du pays. Il est paradoxal puisque les communes sont beaucoup moins endettées que l’État ! Et cet effort s’applique à toutes les municipalités, même celles qui comme Mérignac ne sont quasiment pas endettées.


Néanmoins, pour mieux défendre ses intérêts, Mérignac a accepté de s’engager dans une négociation avec les services de l’État, en demandant que les efforts de gestion déjà accomplis soient reconnus.

« Nous sommes volontaires pour signer un tel contrat avec l’État, car nous avons toujours pensé que le contrôle des dépenses de fonctionnement était primordial : il fait partie de l’ADN de la Ville », résume l’adjoint délégué. « Et la contractualisation va dans le sens de nos efforts : le respect des engagements peut même amener une majoration des dotations. »