Economie
Au sommaire : Le commerce de proximité en première ligne, La Ville mobilisée, Bordeaux Technowest en mode hyper-agile, Une boîte à outils pour les aides, Deux plateformes officielles pour l’approvisionnement en matériel de protection, Le club mène l’enquête.


Chers acteurs économiques,

L’épidémie menace de déchirer notre tissu économique national et local.

La Ville a pris différentes mesures pour soutenir notre commerce alimentaire en organisant des drives et en favorisant les contacts entre commerçants et clients.

J’ai demandé à la Métropole d’accélérer la reprise des chantiers, tout en veillant à la totale sécurité sanitaire. À fin avril, la majorité des chantiers, dont celui du tram, a pu ainsi redémarrer. L’effet d’entrainement du BTP devrait bénéficier à toute notre économie locale.

J’ai également demandé aux services de la Ville et à Bordeaux Technowest d’être au plus près de vous et de mettre en place une plate-forme vous permettant de bénéficier de conseils et de contacts favorisant vos demandes d’aide.

Ces dernières pourront être dirigées vers la Métropole qui a constitué un fonds d’intervention de 15 millions d’euros en faveur des entreprises employant de 1 à 9 salariés. Au-delà de ce seuil, la Région et l’État seront les opérateurs.

L’État doit accompagner la filière hôtel, cafés, restaurants, qui restera durement touchée tant que la réouverture ne sera pas décidée.

La filière aéronautique est également en souffrance, en particulier la maintenance, même si nous devrions être moins impactés que d’autres régions plus dépendantes de l’aéronautique civile.

La Chambre de Commerce et d’Industrie, la chambre des métiers et notre club des entreprises sont également à votre disposition.

Dernier point très important, le club et la Ville lancent avec cette lettre d’info une grande enquête
auprès de notre tissu économique sur les conséquences de la crise. Votre réponse est précieuse et nous permettra de mieux cerner la situation.

Vous le savez, l’économie et l’emploi sont plus que jamais des priorités pour Mérignac.

Bon courage et bien à vous,

Alain Anziani


Le commerce de proximité en première ligne


La Ville s’est mobilisée pour le commerce de proximité, sédentaire et non sédentaire, dès le 16 mars. Au 30 avril, 103 commerces de proximité sont ouverts à Mérignac et 26 autres ont organisé des services de livraison ou de vente à emporter. Tous les commerçants éligibles (la majorité) ont par ailleurs reçu les versements concernant l’aide de l’État de 1.500 euros, au prorata de leur perte de chiffre d’affaires.

Pour ce qui est des marchés municipaux (centre-ville les mercredi et samedi matins ; Arlac le samedi matin), 35 commerçants alimentaires ont repris en formule drive. Sur le marché (associatif) de Mondésir du dimanche matin, 23 commerçants alimentaires ont repris également.

Dès le 16 mars, la Ville a mis en place plusieurs mesures d’accompagnement et d’information, notamment pour les formalités administratives, les différents régimes d’aide, l’accompagnement auprès des bailleurs et la communication auprès des habitants.

Dans le même temps, la Ville a supprimé temporairement la redevance d’occupation du domaine public pour les commerçants et les food trucks, facilité le stationnement en surface pour les clients et supprimé également les loyers pour les locataires directs de la mairie. D’autres mesures sont à l’étude.

En savoir plus sur le site merignac.com


La Ville mobilisée

Pour Mérignac, près de 250 acteurs économiques ont d’ores et déjà été contactés par la direction du développement, Bordeaux Technowest et le club des entreprises. Clément Jeandet (06 71 67 86 28), Egisa Kaculi (06 21 02 09 06) et Maxime de Person (06 22 22 71 98) sont à la disposition des entreprises, en lien avec Bordeaux Technowest.

Un grand diagnostic est par ailleurs lancé cette semaine par le club et la ville auprès des 6.000 destinataires de cette lettre (voir ci-dessous). D’autres mesures sont à l’étude, comme la possibilité d’abonder le fonds de Bordeaux Métropole.



Bordeaux Technowest en mode hyper-agile


Bordeaux Technowest, qui accueille 60 start up sur 7 sites, dont 2 à Mérignac, s’est mobilisée dès l’annonce du confinement. Les équipes de la technopole sont immédiatement passées en télétravail. Les sites sont restés ouverts, mais la majeure partie des entreprises est passée rapidement également en télétravail.

Dans les premiers jours, les équipes de la technopole ont organisé des visio-conférences avec des experts et ont accompagné les entreprises dans le montage de leurs dossiers. Au total, 40 entreprises y ont eu recours (PGE, CIR, négociation de crédits bancaires, reports de charges, etc.) pour un montant cumulé supérieur à 2 millions d’euros.

Sur les 60 entreprises hébergées, 5 seulement sont identifiées aujourd’hui comme étant « en difficulté » conjoncturelle, mais leur viabilité n’est pas menacée. Certaines d’entre elles ont également réorienté leur activité en fonction de la crise, notamment vers des domaines liés à la sécurité.

Pour la gestion de la sortie de crise, Bordeaux Technowest est en liaison quotidienne avec la direction du développement.

En savoir plus sur le site https://technowest.com


Une boîte à outils pour les aides


Plusieurs dizaines de dispositifs et de mesures d’accompagnement nationales, locales, voire européennes, ont d’ores et déjà été mis en place. Le régime des aides évolue quotidiennement et continuera à s’ajuster dans les semaines à venir. A l’échelle de la Gironde, la synthèse la plus complète, mis à jour tous les matins par les juristes et la direction du développement économique de Bordeaux Métropole, est celle de Magnetic Bordeaux.

La région Nouvelle-Aquitaine a débloqué 73 millions d’euros pour abonder le fonds de solidarité « Etat-Région », dont l’objet est de financer la trésorerie des entreprises. La procédure s’adresse aux entreprises au-delà de 5 salariés. Les critères d’éligibilité varient en fonction de l’effectif et du chiffre d’affaires.

Bordeaux Métropole a fait voter de son côté un fonds d’urgence de 15,2 millions d’euros pour les PME de 1 à 9 salariés et de 500.000 euros pour les associations. L’aide forfaitaire sera de 1.500 euros avec un bonus emploi de 1.000 euros. Les démarches seront simplifiées (déclaration sur l’honneur) et dématérialisées à partir du 11 mai.

La Chambre de Commerce pour les entreprises et la Chambre de Métiers pour les artisans ont par ailleurs mis en place une cellule de crise accessible par un numéro unique (0 805 65 505 0). Cette cellule, désignée comme porte d’entrée par l’ensemble des acteurs institutionnels du territoire, a déjà reçu 25.000 appels entrants entre le 17 mars et le 24 avril. Elle maîtrise les différents dispositifs et propose aussi une cellule d’accueil psychologique.

Le Ministère du Travail a enfin édité un guide de «fiches métiers» très précis avec les précautions sanitaires à prendre par activité professionnelle.

En savoir plus https://www.magnetic-bordeaux.fr/fr/magnetic-bordeaux-covid-19/



Deux plateformes officielles pour l’approvisionnement en matériel de protection


L’approvisionnement en matériel de protection (gel, masques, blouses, etc.) est un élément de complexité important pour les entreprises, quel que soit leur domaine d’activité.

La plateforme StopCOVID19.fr vient d’être mise en place et est opérée gratuitement par la société Mirakl, avec le soutien du Ministère de l’Economie et des Finances. Elle permet aux professionnels de rentrer en contact et de passer commande directement auprès des producteurs et distributeurs de produits de première nécessité.

La plateforme permet de fluidifier l’approvisionnement et de présenter de façon transparente les informations sur le prix et le produit.

J'accède à la plateforme Stop COVID19.fr

La chambre de métiers a également mis en ligne une plateforme masques de la Gironde.

J'accède à la plateforme masques


Le club mène l’enquête


Le club des entreprises a très rapidement réalisé, au cours de la cinquième semaine du confinement (du 13 au 20 avril), une enquête auprès de ses membres, afin de mieux cerner l’impact de la crise. L’enquête a permis de recueillir 88 réponses, soit 30% des membres, ce qui la rend représentative et exploitable.

La synthèse complète (22 pages) est disponible ici. Elle permet de mesurer l’ampleur de la crise, puisque 44% des sondés avaient totalement arrêté leur activité à la date de l’enquête et 40% d’entre eux estimaient la viabilité de leur entreprise menacée. L’étude permet aussi de mesurer les attentes des entreprises vis-à-vis du club ou de la ville.

Compte tenu de sa pertinence, cette enquête est aujourd’hui étendue à tous les acteurs économiques inscrits dans la liste de diffusion, adressée à près de 6.000 destinataires. Votre participation, que vous soyez implanté à Mérignac ou non, que vous ayez répondu à la première enquête ou non, est absolument déterminante pour nous permettre de mieux comprendre et diagnostiquer les effets de la crise. Un retour vous sera fait prochainement.

Je participe à l’enquête



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