Culture
En résidence à Mérignac jusqu’à la fin de l’année, le photographe Benjamin Juhel recueille les témoignages des Mérignacais pour construire avec eux une histoire théâtralisée de la ville. L’artiste attend vos messages...
Dans les photos de Benjamin Juhel, les corps sont repliés, courbés et parfois désarticulés. Comme écrasés sous les vagues de béton des villes modernes. Depuis 2005 et la fin de ses études aux Beaux-Arts du Mans, Benjamin Juhel explore le lien qui unit les corps organiques, fragiles, constitués de peau, demuscles, de nerfs... aux corps urbains, faits de pierres, de briques ou d’acier. Qu’il utilise le photomontage ou réalise des prises de vues avec des danseurs, des comédiens ou des mannequins, l’artiste interroge les lieux et cherche le point de contact entre l’homme et l’espace dans lequel il évolue.

« Territoires de fiction »

Invité par la ville de Mérignac, Benjamin Juhel est en résidence depuis le mois de janvier et jusqu’à la fin de l’année autour du projet « Territoires de fiction ». Un projet qui prolonge et renouvelle ses expérimentations passées. Car ici, point de danseurs ou de comédiens. Le travail s’élabore avec les Mérignacais de tous âges et de tous horizons. « Il ne s’agit ni d’un reportage ni d’un documentaire sur Mérignac. L’idée est plutôt de partir du réel – les histoires des gens, leur décor – pour construire un récit de leur ville, une vision théâtralisée », précise l’artiste.

Au fil des rencontres et des histoires

Durant les premiers mois de sa résidence, Benjamin Juhel a fait des repérages, arpentant la cité de long en large. « Ma première impression de Mérignac est celle d’une ville actuelle, fonctionnelle, agréable à vivre. Il faut évidemment aller plus loin », explique-t-il. Aujourd’hui, le photographe recherche des habitants volontaires pour raconter le lien qui les unit à leur ville, qu’il soit quotidien, lié au passé, à un lieu particulier... L’artiste a également besoin de figurants qui acceptent de poser pour les photos. Le projet va ainsi évoluer au fil des rencontres et pourra prendre diverses formes : de la photo mais aussi des objets sonores ou des bouts de films... Rien n’est encore gravé dans la pellicule.


Informations pratiques

Pour contacter Benjamin Juhel et lui apporter votre témoignage vous pouvez lui écrire à

territoiresfictions@gmail.com