Portrait

Patrick Rennesson, 54 ans, fait sa rentrée aux lycées Daguin et Dassault depuis 2016 où il relève le défi : créer des passerelles entre enseignements général, technologique et professionnel au cœur de ces deux institutions.

Pour l’ancien prof de gestion, les salles de classes étaient trop étroites. « Un proviseur m’a donné envie de faire tomber les murs pour lancer des projets à grande échelle. J’ai passé le concours de direction à 35 ans.»
À Sedan, Angoulême, Cognac, Royan, il peaufine son style à la fois bonhomme et rigoureux, droit sans être rigide, pour aujourd’hui savourer son poste : « J’aurai difficilement mieux que Daguin et Dassault. Mais il me fallait de l’expérience pour les diriger. Jeune proviseur, je n’aurais peut-être pas eu les épaules. »

Des lycées qui ont fait leurs preuves

Regroupés sur un seul site, les 2 établissements accueillent 2 150 élèves. Commun, l’internat propose 120 lits et l’on sert dans le réfectoire jusqu’à 1 200 repas par jour. Dans cette « cité scolaire » aux allures de campus, on peut prendre son cours de SVT en anglais, quitter l’atelier plus tôt pour un match de rugby avec le club local partenaire, et bénéficier du soutien de profs impliqués quand on a du travail à rattraper...

Des filières rares côtoient les sections générale et pro : BTS professions immobilières, classes européennes, séries techno tertiaires et industrielles, sans omettre le rarissime BTS horlogerie, où viennent puiser les grandes maisons suisses, comme les pointilleuses entreprises de l’avionique. Autre fierté : le partenariat avec Sciences-Po, qui l’an dernier a donné 9 lauréats sur les 37 admis régionaux.

La clef du succès : des ateliers de travail

« L’excellence, ce ne sont pas seulement nos 92 % d’admis au bac*, mais la multiplicité des parcours qui offre l’opportunité de changer de voie, d’essayer avant de se trouver », estime le proviseur qui, élève, aurait bien bifurqué vers le technique : « J’aime l’ambiance des ateliers. Les élèves m’expliquent ce qu’ils font, ce dont ils ont besoin. Je me cultive à leur contact et je les vois progresser plus facilement que dans une salle de classe fermée. »

« Améliorer les conditions de travail » est souligné en rouge sur sa feuille de route : rénovation des façades, réfection des salles de cours et du préau, nouveaux outils numériques... À la rentrée prochaine, victime de son succès, Daguin-Dassault attirera au moins 70 élèves supplémentaires !

Une collaboration avec la ville qui fonctionne


« Notre partenariat avec la Municipalité est une réussite : nous utilisons ses installations sportives, elle nous prête du matériel pour les journées portes ouvertes et elle fait participer les élèves à des moments culturels forts comme le Mérignac Photographic Festival. J’apprécie aussi la présence de médiateurs sociaux aux abords des lycées. Ce dispositif est une spécificité mérignacaise. »


Informations supplémentaires :

- Sur le site internet du lycée Daguin

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- Sur le site du lycée Dassault

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