Environnement

Les serres de la Ville abritent une collection classée de plus de 2 000 cactées. Leur chevalier servant, Julien Brandam, est aux petits soins pour ces végétaux rares, dont certains ont atteint le demi siècle. Un univers exotique en constante évolution, à visiter toute l'année.

D'après Google, le centre technique de l'environnement est situé à une latitude de 44,84 et une longitude de -0,69... aux antipodes des paysages amérindiens, où s'épanouissent 99 % des cactus recensés sur la planète. Et pourtant, sous les serres thermorégulées par informatique, poussent des milliers de spécimens quel'on ne croisera jamais dans le bois du Burck ou le parc de Bourran. Julien Brandam se pique de connaître leurs petits noms scientifiques :

"l'Ariocarpus, peu commune, l'Astekium, une cactée mexicaine encore plus rare. Il y a même des plantes interdites : le Lophophora Williamsii entre dans la composition d'une drogue utilisée par certaines tribus amérindiennes à des fins rituelles. J'ai aussi de gros sujets quiont dépassé les 40 ans et poussent très lentement, comme cette imposante Alluaudia Montagnacii de 5 m de haut, endémique de Madagascar. Aussi impressionnante,mais dans un autre registre : la Blossfeldia Liliputiana. La plus petite cactée du monde avec 1 cm de diamètre maximum."

Exotique et pédagogique

Pour l'horticulteur de 35 ans, formé au jardin exotique de Monaco, cette collection léguée à la Ville par Francis Bugaret, un ancien agent municipal, est une aubaine écologique et pédagogique :


"Elle contient de nombreuses espèces protégées, comme ll'Echinocactus grusonii, qui n'existe plus à l'état sauvage. C'est important de montrer cette diversité aux visiteurs, de les sensibiliser à la fragilité du monde végétal. Beaucoup de jeunes et d'associations viennent ici. Avec les cactus, c'est tout de suite plus fun d'apprendre les notions botaniques de base."

Au printemps, les cactées sortent d'une éthargie sèche qui dure depuis novembre.Lentement, elles reprennent vie à la faveur des arrosages. Un réveil auquel on peut assister sur rendez-vous, même si le maître des lieux conseille plutôt de venir entre avril et octobre : période d'une floraison qui ne manque pas de piquants.

A savoir

Créée en 1988, la collection s'enrichit de nouvelles espèces au fil des dons,des échanges, de quelques achats et des semis annuels. Elle a été plusieurs fois labellisée :

  • 4 labels de "Collection nationale " décernés en 1995 par le Conservatoire des collections végétales spécialisées (CCVS), pour les genres Rebutia, Lobivia, Parodia, Mammillaria.
  • 2 labels de "Collection agréée" pour le genre Conophytumet Euphorbe.

Informations pratiques

165 avenue des marronnier, 33700 Mérignac

Plus d’informations au 05 56 34 55 97