Portrait
Les filles du Mérignac Handball ont remporté le championnat de France de D2 : une victoire qui les place sur la rampe de lancement pour la D1 l’an prochain. Nimetigna Keita a évolué dans cette première division avec Mérignac, il y a quelques années. Son expérience et sa force de conviction en font une capitaine sûre, à l’heure où le club se structure et incorpore des pros.

Retour en 2015 : le MHB a le moral dans ses chaussettes de sport : le club attend sa relégation en N1. Coup de chance, Cannes dépose le bilan et laisse une place vacante en D2, qu’occupe automatiquement Mérignac. Deuxième rebond du sort : Nimetigna Keita, qui jouait à Cannes, vient signer au MHB.

« À partir de là, c’était du bonus : il ne fallait surtout pas se prendre la tête, et gagner à domicile. Avec le soutien du public on a remporté nos rencontres et j’ai tout de suite aimé ce club », confesse la n°8.

"On se croirait au Foot" !

À 33 ans, l’actuelle capitaine est la plus âgée du groupe. Elle a usé assez de parquets depuis ses premières roucoulettes sous les couleurs de Poissy, puis à Cannes et en sport-études, pour être respectée. Et puis il y a son aventure africaine en 2015, avec l’équipe sénégalaise.

« La Coup’Af, c’est les JO d’Afrique ! Une autre culture, un autre hand et une ambiance folle. Quand tu marques un but, tout le monde se lève et t’acclame. On se croirait au foot ! »

À Mérignac, Nimé-la-fonceuse rêve de matchs à rebondissement et de tribunes en transe : « La gagne, ça s’apprend. Quand on est menées, il ne faut rien lâcher. Si une fille rate son tir, je lui dis : ne baisse jamais la tête, on est avec toi ! » La base arrière assume son rôle de « maman » : « Je suis leur confidente. Elles peuvent me parler de leurs petits bobos, des trucs de filles. Quand le moral de l’équipe est au plus bas, je fais remonter l’info aux entraîneurs. Et quand il faut recadrer, le coach peut passer par moi. »

Un accueil de haut niveau à la Mairie

C’est pour les féliciter que, le 15 juin, le Maire a reçu les filles de Raphael Benedetto. Et comme la D1 se mérite aussi côté équipements, la salle Coubertin au Burck sera aux normes pour accueillir les rencontres de haut niveau.

Le club recrute sept joueuses pro qui, dès le mois d’août, fouleront les terrains de Mérignac : « Elles vont nous tirer vers le haut, mais on va devoir s’entraîner dur, multiplier les matchs amicaux et les tournois pour favoriser leur intégration », planifie la capitaine.

Une seconde rencontre à la Mairie s'est déroulée le 29 août pour l'ouverture de la saison sportive 2018-2019. En savoir plus.