Portrait
Maire de 1974 à 2014, Michel Sainte-Marie a marqué de son empreinte la Ville de Mérignac. Dans le cadre de l’exposition qui lui est consacrée à la Médiathèque Michel Sainte-Marie du 25 mai au 24 août, de nombreux acteurs et actrices de la vie mérignacaise ont accepté de partager leurs souvenirs et leurs regards sur ce maire emblématique.

Geneviève SOGNAC

Présidente de la Fédération des Comités des Fêtes de Mérignac
Vice-Présidente du Domaine de Fantaisie

Arrivée au Eyquems en 1958, mariée en 1959 dans les locaux de l’ancienne mairie, ici même… Je reprends le commerce de de mes parents, un bar restaurant « La Gibecière », au décès de ma maman … L’affaire prospère jusqu’en 1993. Nous recevons nombreux sportifs et notamment le club du SAM… Je mets alors le doigt dans l’engrenage de la vie associative mérignacaise et la vie de quartier des Eyquems avec Mr Raducanu pour Président à l’époque … Je ne savais pas à l’époque que cela allait nourrir ma vie durant plus de quarante ans …

Quelques faits et dates importants :

  • Élections 1989

MSM me demande d’être sur sa liste pour les élections municipales. Je ferai 2 mandats à ses côtés et cela restera une magnifique expérience ! Il aura été l’initiateur de mon investissement au sein de la vie associative de Mérignac. Une anecdote me revient : je lui fais part de ma crainte de ne pas être « à la hauteur » et ma réserve car je ne voulais pas faire de politique !!!! Et lui de me répondre : « Madame, je vous demande simplement de vous intéresser aux habitants comme vous le faites … Et moi, je m’occupe de politique !!! »

  • Juillet 1993

Monsieur MSM nous fait l’honneur de nous marier avec Monsieur Sognac. Je deviens alors Madame Sognac et mon mari et moi allons cheminer ensemble au côté de MSM, dans toute cette vie de bénévolat….

  • Mai 1995

Inauguration du nouveau « foyer des Eyquems » qui devient l’actuel « Domaine de fantaisie » où Monsieur Sognac est resté président de 1974 à 2017, lieu ou MSM a toujours marqué de sa présence nos nombreuses manifestations

  • Septembre 2010

Remise de la médaille de la ville de Mérignac à tous les Présidents des Comités des Fêtes. Distinction appréciée par tous les présidents en signe de reconnaissance, du travail bénévole accompli.

  • Journée Méchouis

Organisation de dimanches détentes au Moulin de Mr Vaysse.

Journée festive où régnaient convivialité et festivité … MSM était un homme très réservé, se dévoilait alors à l’écoute des gens et très humain … Je n’oublierai jamais ce Monsieur…


Yannick RAYMOND

Commandant de la Brigade de gendarmerie des transports aériens (BGTA) de l’aéroport de Mérignac de 1981 à 1994,

J’ai commandé la brigade dont les personnels étaient résidents de Mérignac.

Cette fonction m’a procuré l’avantage et l’honneur de rencontrer fréquemment monsieur MSM, Député Maire de Mérignac, en sa qualité d’usager de l’aéroport, mais aussi et surtout d’édile en responsabilités administrative, sociale, politique. En ces domaines, il a toujours fait en sorte que les événements pour lesquels ma brigade était engagée au niveau « sûreté-sécurité » se déroulent au mieux des exigences spécifiques de l’aéroport, en s’impliquant lui-même ou en me rapprochant d’adjoints de sa municipalité : madame Karine Victor, Messieurs Henri Fergeau, Bernard Garandeau, et autres. Il a, aussi, toujours veillé à ce que ses administrés que nous étions, les gendarmes de l’aéroport, trouvent solution aux problèmes résultants de la particularité du service, des mutations …

En 1994, admis à la retraite, plus libre, j’ai pu manifester la respectueuse amitié que je garde aujourd’hui.


Christian JEAN DIT CAZAUX

Ancien élu de la Communauté Urbaine de Bordeaux (CUB)

J’ai fait la connaissance de MSM, lors de sa présidence à la CUB de 1977 à 1983. En effet, je venais de faire mon entrée comme jeune conseiller communautaire « groupe Jacques Chaban Delmas ».

Mes réponses aux 2 questions posées se trouvent dans les réactions recueillies ou saisies, grâce à des remarques faites à son endroit par des amis fidèles, plus encore par des hommes de bonne volonté, différents dans leur philosophie, leur doctrine : ex : « un homme de dialogue et d’échange », « il donne une image apaisée de la politique », « il est devenu une autorité morale au-delà des partis »

Il existait entre lui et moi, depuis quelques années une complicité discrète, grâce aux mots qui appellent ces mots et qui jaillissent au bon moment.

Je me souviens parfaitement son attitude d’opposant avec Jacques Chaban Delmas, lorsque celui-ci, revenu à la Présidence de la communauté urbaine, était en délicatesse avec sa santé : MSM par son attitude a suscité l’émotion, la bienveillance … des instants deux adversaires, certes, mais d’une grande cordialité.


Geneviève DESPESAILLES

Fondatrice du Conseil des Parents d’élèves, FCPE en 1971, présidente des DDEN de la circonscription de Mérignac

Un pionnier, un Homme de Progrès, un Maire, 40 ans d’une politique éducative

En 1974, MSM poursuivra la ligne instaurée par Robert Brettes, en l’amplifiant.

Cette photo souvenir révélera la perspicacité de ce jeune maire, rassembleur,

SPORT – ECOLE- CULTURE

3 entités indissolubles pour l’émancipation des enfants de sa Ville.

Ainsi Mérignac se montrera-t-elle Ville Pionnière en Gironde, dans le domaine de l’Education.

  • Respect des textes et des Institutions et application
  • Périmètre Scolaire, Inscription en Mairie (tout quartier, « villages » ayant son Ecole)
  • Ramassage scolaire
  • Accueil du matin et du soir
  • Centre de Loisirs : mercredi, petites et grandes vacances
  • Restauration
  • Agents Territoriaux Spécialisés des Ecoles Maternelles – ATSEM – 1 par classe
  • Séjours scolaires, Sorties de découvertes, Piscine, Personnel ETAPS mis à disposition

Madieyna DIOUF

Ancien Ministre, Ancien Maire de Kaolack (Sénégal)

C’est avec une grande tristesse que j’ai appris la disparition de MSM, ancien Maire de Mérignac, ancien Député de la Gironde, avec qui j’avais tissé de solides liens d’amitié et d’estime durant mon mandat de Maire de la ville de Kaolack, de 2009 à 2014.

Les populations de Kaolack se souviendront toujours de celui qui avait initié, en 1979, avec le Président Léopold Sédar Senghor, le jumelage entre les villes de Kaolack et Mérignac. MSM a porté et développé jusqu’à la fin de mandat de Maire, en 2014, ce partenariat Nord-Sud exemplaire qui a permis, sous son impulsion, de réaliser des projets importants sur le plan de la santé, de l’éducation et de l’assainissement. C’est ainsi qu’en 2013, MSM avait fait le déplacement sur Kaolack pour l’inauguration des 14 postes de santé réhabilités grâce à un financement de la ville de Mérignac avec l’appui de l’Association Internationale des Maires Francophones (AIMF) et du Conseil Régional Bordeaux-Aquitaine, deux institutions que le Maire de Mérignac avait su convaincre de participer à cet élan de solidarité envers des populations des villes du sud.

Les symboles de la solidarité éternelle établie entre les deux villes, au-delà de la réalité des programmes réalisés dans le cadre du jumelage, demeurent, à jamais, les dénominations des rues de Kaolack à Mérignac et Mérignac à Kaolack. Pour notre ville de Kaolack, le quartier traversé par la rue de Mérignac est même plutôt connu, depuis des années sous l’appellation de « Mérignac ».


Gérard PECCABIN

Ancien Directeur général des services de Mérignac

Dans l’émotion et la multitude de souvenirs qui s’entremêlent depuis la disparition de MSM, c’est une profonde et respectueuse reconnaissance ainsi qu’une grande fierté qui dominent au moment d’apporter mon témoignage à l’homme à qui professionnellement je dois beaucoup.

Reconnaissance, car MSM, sans presque me connaître, m’a confié, encore « jeune » directeur financier, la direction générale de son administration municipale, avec pour feuille de route : « je fixe la politique de la Ville, à vous de gérer et diriger fidèlement sa mise en œuvre »

C’est sur la base de cette lettre de mission « orale », aussi brève que claire, que j’ai travaillé quotidiennement à ses côtés jusqu’au terme de son mandat, 26 années durant.

Sans être un long fleuve tranquille, je peux dire que cette collaboration à toujours été empreinte de confiance, de respect et de loyauté avec pour fil conducteur l’intérêt général de la Ville et de ses habitants.

Fierté aussi d’avoir eu la chance d’accompagner cet Homme politique d’envergure nationale reconnu et respecté, dans tous les moments importants ou se dessine et se décide la Ville. Deux exemples pour moi, illustrent l’Homme de raison et d’action visionnaire qu’il était pour sa Ville.

Au milieu des années 90, 2 projets « concurrents » se télescopent sur le terrain militaire du Luchey:

  • un programme immobilier de regroupement du 57éme RI, estimé à 250 millions de Francs, devant accueillir quelques 600 militaires, pour une livraison à l’été 1998
  • et la création d’un vignoble présenté par Jean Magnes directeur de l’ex ENITA (aujourd’hui Bx Sciences Agro, Établissement Public d’enseignement supérieur et de recherche agronomique), qui souhaite redonner à ce site sa vocation viticole historique.

C’est en juillet 1994, dans le bureau du Préfet, en présence du Général Commandant la Région militaire Atlantique, que MSM avec le soutien précieux et indéfectible d’André Lurton Président du Syndicat viticole Pessac/Léognan, fait prévaloir son choix.

8 ans plus tard, l’ENITA produisait le premier millésime du Château « Luchey Halde »

2éme exemple : alors que des incertitudes pesaient sur le devenir de l’Entreprise Marcel Dassault, 1er contributeur de la Ville à la Taxe Professionnelle, MSM renonce, pour ne pas altérer la situation financière de la Ville, au dernier moment et à contre cœur au projet de médiathèque prévu sur le site de l’ex « Maison Rouge » aujourd’hui Maison des Associations.

Lorsqu’il annonce, en janvier 1997, au SGAR et au DRAC sa décision, alors que le chantier devait débuter quelques jours plus tard et que 10 Millions de Francs de financements de l’État étaient déjà versés, il précise alors que la médiathèque se réalisera, dès lors que les craintes financières seront levées, probablement dans le cadre de réaménagement du Centre-Ville….tout le monde aujourd’hui connaît la suite.

C’est ainsi que MSM, confiant dans son administration, à toujours agit, avec le souci permanent d’un subtil équilibre entre gestion et qualité de vie des Mérignacais.


Pierre GOGUET

Président du MEDEF Gironde puis de la Chambre de Commerce et d'Industrie (CCI) de Bordeaux Gironde, aujourd’hui Président de CCI France

Lors de mon installation en tant que nouvel habitant de Mérignac, il y a bientôt 30 ans, des amis communs m’ont permis de me présenter à Michel et de lui demander comment je pouvais aider. Il m’a amicalement consulté sur 2 ou 3 dossiers par la suite et convaincu de venir installer mon entreprise, Exco Ecaf, à Mérignac ce que je n’ai jamais regretté.

Michel a toujours porté une attention particulière au monde économique que j’ai eu l’honneur d’incarner quelques temps (Président du MEDEF puis de la CCI de Bordeaux Gironde, aujourd’hui Président de CCI France).

Mérignac, sous son impulsion, est vite devenu le poumon économique de la métropole et le demeure aujourd’hui.

C’est aussi une ville attractive où il fait bon vivre.

Le monde économique s’est ainsi associé avec bonheur à biens des événements de la ville dans le climat de confiance que Michel savait promouvoir en rassemblant volontiers ce qui est trop souvent épars. Il a été un des bâtisseurs de la cogestion à la CUB devenue aujourd’hui Métropole.

Bienveillance active, force de conviction, rassembleur, fidèle à ses valeurs et à ses amis, quelle chance pour moi d’avoir croisé régulièrement sa route !

Nous avions été honorés le même soir par le chef d’État-Major, colonels de la réserve citoyenne de l’Armée de L’Air à la BA106, Promotion Ader. Grand moment vécu ensemble.


Catherine LEDAGRE

Ancienne directrice d’hôtel

C’est avec l’assurance et l’intrépidité (pour ne pas dire l’impertinence) de la jeunesse que j’ai eu l’audace de m’adresser à Monsieur Michel Sainte Marie.

C’était en 1985 : Nouvelle responsable de la communication et des relations publiques de la discothèque « Le Macumba » bien connu de la jeunesse bordelaise et girondines, j’étais chargée d’innover dans l’animation de ce qui était jusqu’alors une simple « boîte de nuit ».

Mon projet ? Toucher un public plus large, développer des animations qualitatives, sortir des stéréotypes, des sentiers battus, figés… Des idées de soirées à thème pour les associations locales, des événements étonnants, des galas, des congrès, d’accord mais il nous fallait un appui, une caution morale bref un soutien.

Comment croire que le Député-Maire de la ville de Mérignac pourrait daigner honorer de sa présence, pire encore associer son nom et sa fonction, à des événements dans ce qui fût, à l’époque, considéré comme un vulgaire nightclub ?

Monsieur Sainte Marie s’est plié de bonne grâce à nos invitations pour les « carnavals des aînés », les congrès, les arbres de Noël…

Quelques années plus tard, j’ai appelé Monsieur Sainte Marie à la rescousse :l’hôtel 3 étoiles dans lequel j’étais en poste allait être acheté par un grand groupe hôtelier qui avait le projet de transformer l’établissement en hôtel économique avec pour conséquence de supprimer 25 des 28 postes existants. Cet épisode, baptisée « La guerre des étoiles » par la presse locale m’a permis d’apprécier la pugnacité et la détermination du Maire et du Député qui s’est battu pour sauver des emplois sur sa commune. L’hôtel a gardé ses étoiles… et ses employés !

Depuis 30 ans, jusqu’à ma retraite, j’ai vu se développer le tissu industriel et commercial grâce à la politique dynamique d’implantation de nouvelles entreprises et l’expansion de sociétés déjà établie. Ce dynamisme qui a profité à l’ensemble du parc hôtelier de la place et permis également la création de nombreux emplois.

Trois mots pour définir Michel Sainte Marie ? Humain, Sincère, Spirituel


Pascal PERSONNE

Directeur de l’aéroport Bordeaux-Mérignac

"Monsieur Michel Sainte-Marie m'a toujours reçu avec simplicité, écoute et intérêt. Il restait toujours très sensible aux évolutions du réseau des lignes, très curieux des évolutions du secteur, notamment avec la montée en puissance des compagnies low cost et de l'ouverture de "Billi" en 2010.

Dans ce contexte de forte croissance du trafic, et des nombreux salariés interzone, Michel Sainte-Marie a été sensible à l'intérêt de faire venir le tramway jusqu'à l'aéroport, après la prolongation réalisée vers les quartiers nord de Mérignac.

J'avais revu Michel Sainte-Marie en 2018 avec plaisir, je crois, partagé"


Alain KIRAT

Ancien Délégué régional de la Fédération Léo-Lagrange

Michel Sainte-Marie s'engagea très jeune aux côtés de Pierre Mauroy, fondateur de la Fédération Nationale Léo Lagrange (premier Sous-Secrétaire d'État à la Jeunesse aux Sports et aux Loisirs du Front Populaire en 1936) dans la défense des valeurs fondamentales de l'Éducation Populaire : liberté, justice sociale, égalité des chances, laïcité, fraternité, sens des responsabilités, goût pour la vie en société.

Devenu Maire en 1974, il s'employa en toute logique et avec la plus grande énergie à concrétiser celles-ci à Mérignac où le chantier était immense.

Pour bien marquer sa volonté, le 12ème congrès national de la Fédération Léo Lagrange s'est déroulé à Arlac en 1976, sous la Présidence de Pierre Mauroy.

Michel Sainte-Marie a très vite conceptualisé l'idée de doter la commune d'un maillage de maisons de quartiers, fédératrices de toutes les énergies.

Cette démarche volontariste fût renforcée par la nomination des premiers animateurs socioculturels, respectueuse de la pluralité : Léo Lagrange mais aussi Fédération Française des Maisons des Jeunes et de la Culture, Centres Sociaux... Dès cette époque, Mérignac se transforma en véritable laboratoire exemplaire d'une vie associative foisonnante... et passionnante !

Mais il y avait toujours une ou plusieurs idées derrière la première, et le Maire d'une commune en expansion ne pouvait se contenter d'animer ses quartiers.

La création de l'Office Socioculturel permit à la fois de créer les liens indispensables entre les maisons de quartier et d'engager réflexion et actions au niveau de l'animation globale de la commune. Ainsi naquit "Parodos" festival annuel sous chapiteau, d'un bon niveau culturel et d'une convivialité remarquable. Les limites techniques de l'exercice se ressentirent toutefois assez vite et c'est ainsi que germa l'idée... qui allait aboutir au Pin Galant et à tous les équipements culturels de la Ville. C'est grâce à cette genèse que Vie associative et Culture, aujourd'hui encore et pour longtemps, vivent en harmonie.

La qualité première de Michel Sainte-Marie fût de savoir dénicher les talents les plus divers et de les rassembler dans une perspective claire.


Jean-Paul BURLE

Ancien directeur du Pin Galant (1990-2014)

J’ai rencontré Michel Sainte-Marie en août 1988, (avec Raymond Duffaut dont j’étais a l’époque l’adjoint et qui était pressenti pour prendre la direction du lieu ) à l’occasion d’une visite de chantier du Pin Galant qui en était au stade du gros-œuvre; un premier contact rapide mais très positif car Michel Sainte-Marie a immédiatement accepté les adaptations indispensables pour faire du Pin Galant un vrai théâtre alors que le projet initial était plutôt orienté vers une salle de concerts classiques. C’était un esprit vif qui saisissait immédiatement les enjeux.

Très franchement, j’avais personnellement les plus grands doutes sur la localisation du lieu. Un théâtre aussi important dans un environnement à l’époque aussi peu urbain me paraissait pour le moins audacieux. Le public allait-il être au Rendez-vous ?... mais l’expérience a prouvé que Michel Sainte-Marie raisonnait déjà en termes d’agglomération et il avait raison car la première saison du Pin Galant a attiré quelques 60 000 spectateurs dont 30 % de Bordelais. Un succès inespéré qui s’est ensuite confirmé avec plus de 100 000 spectateurs par saison et 60 000 congressistes hissant le Pin Galant dans le top 5 des Théâtres en régions.

C’était un homme à la fois très intelligent mais aussi intuitif et pragmatique; lorsque je venais lui présenter annuellement la saison du Pin Galant, il s’attardait longuement sur la programmation de Musique classique qui était son péché mignon et m’a dit de nombreuses fois sa satisfaction dans les termes suivants: « monsieur Burle, je n’aime pas forcément tout ce que vous programmez mais le succès est là, le public vient nombreux , il est satisfait et les comptes sont à l’équilibre. Le Pin Galant remplit parfaitement sa mission de Service Public et le Maire que je suis ne peut qu’être satisfait « . Dés la fin de son dernier mandat, nous avons eu l’occasion de mieux nous connaître sur le plan personnel et sa disparition m’a énormément affecté.


Michel PETUAUD-LETANG

Architecte

Lorsque Michel sainte Marie a été élu Maire à la place de Monsieur Brettes que j'ai bien connu, nous avons très vite été mis en relation car déjà Mérignac était l'objet d'une forte attraction pour les industriels. Nos rencontres furent toujours simples, chaleureuses, efficaces.
Mérignac était en pleine transformation, la rocade n'était pas encore réalisée, l'avenue Kennedy était l'axe principal d'accès à l'aéroport. Comment développer, avec intelligence et respect du caractère presque forestier ces espaces à vocation industrielle, était sa préoccupation.
Michel Sainte Marie a toujours été ouvert aux solutions nouvelles même si les réglementations alors peu complexes, pouvaient être contraignantes. Grâce à sa volonté de permettre l'aboutissement de propositions inattendues, nous avons développé des programmes aussi innovants que le Parc Club Cadera et même plus tard le Macumba dans une zone difficilement constructible.

Malgré les contraintes de calendrier qu'imposait la nécessaire obligation d'extension dans un délai très court, il savait donner des impulsions à ses services pour que les autorisations soient obtenues dans des temps réduits.

Si cela était nécessaire, il autorisait les travaux préparatoires de voieries et réseaux pour assurer que les dates finales soient respectées.

Il savait interroger les investisseurs sur leurs objectifs et permettre de les atteindre.
Lorsqu'il s'est agi de donner une nouvelle dynamique au centre-ville, nous avons ensemble fait des analyses des possibilités et il m'a permis d'aller au contact des hommes et des associations pour que leurs souhaits soient pris en compte.

Cette humanité et ce respect des nécessités du quotidien ont marqué profondément la réflexion qui a mené à l'établissement du projet de centre-ville.

La Médiathèque qu'il voulait attractive et ouverte à tous fut un sujet longtemps débattu, et ses capacités d'écoute le firent changer d'idée sur son implantation qu'il accepta de mettre sur la place.

Ainsi son attachement aux mérignacais et son affection pour la culture ont permis à Mérignac de posséder un équipement culturel complet. De nos fréquentes relations, je conserve le souvenir d'un homme accessible, attentif, patient, pour offrir un cadre de vie harmonieux.


Didier ESTEBE

Directeur du Krakatoa

J’ai rencontré Michel Sainte-Marie en 1989 pour lui proposer l’idée portée par notre association : la création d’une salle de concert consacrée au rock et aux musiques populaires sur Mérignac dans la salle des fêtes d’Arlac.

Il m’a reçu en tête à tête durant plusieurs heures, me posant de nombreuses questions à propos de cette proposition. Questions relevant de la proposition culturelle, du projet en lui-même, mais aussi de ses conséquences sur la salle, le voisinage, la ville etc… J’ai rencontré un maire attentif à sa ville et à ces habitants, à leurs besoins, ouvert sur des propositions innovantes et sachant faire abstraction de ses goûts musicaux personnels, pour envisager de satisfaire d’autres envies et d’autres pratiques culturelles. Quelques semaines après ce premier rdv, il a validé ma proposition et nous a laissé lancer le projet en accord avec les divers services de la ville. Il est donc à l’origine, de la naissance du Krakatoa.

Il faut se remettre dans l’ambiance de la fin des années 80, à cette époque, nous fumes un certain nombre dans le pays à proposer des projets proches de celui du Krakatoa : associatif, alternatif, indépendant, d’intérêt général et rock and roll. Beaucoup de maires ont repoussé ces propositions.

Comme je l’ai déjà dit à plusieurs occasions, Michel Sainte-Marie en prenant la décision en 1989 d’accepter et d’accompagner un projet comme celui du Krakatoa sur sa ville a fait la démonstration, qu’il était effectivement à la fois un maire d’une grande ouverture d’esprit, soucieux d’innover dans beaucoup de domaines, dont celui de la diversité culturelle et de l’accès à la culture au plus grand nombre. Il est important de se rappeler, qu’à la même époque, il avait déjà initié la réalisation du PIN GALANT et de MERIGNAC CINE. Qui sauf erreur de ma part, furent dans les premiers équipements de cette nature sur la banlieue bordelaise. Le Krakatoa vint alors compléter l’offre culturelle de la ville de Mérignac, ouvert sur la métropole.
Ces 30 dernières années, ont démontré le caractère visionnaire de Michel Sainte-Marie. En effet, 3 décennies plus tard le Pin Galant, le mérignac-ciné et le krakatoa sont non seulement toujours là, mais sont connus et reconnus dans leurs secteurs comme des équipements pertinents, complémentaires et de qualité.

Egalement reconnus par les publics nombreux qui les fréquentent.
De plus, le Krakatoa est détenteur depuis 1996 d’un label d’état : le label SMAC, une reconnaissance du travail mené, de la valeur du projet de notre structure.
Lors de la soirée du 20ème anniversaire du Krakatoa, j’avais dans mon intervention, salué la sagesse et l’ouverture d’esprit de Michel Sainte-Marie pour ce qui est de son choix de voir apparaître sur Mérignac une salle consacrée non pas aux musiques savantes, mais aux guitares électriques et aux rythmes syncopés du rock and roll et des musiques actuelles.

Modeste, il avait déclaré : « il y a 20 ans, je ne sais pas ce qui m’a pris, mais je ne l’ai jamais regretté ! vous et votre équipe avez tout fait... » En quelques mots, Michel Sainte-Marie fut pour moi un homme ouvert, curieux, visionnaire, un homme de parole, déterminé et humaniste.


Jean-Jacques PUCHEU

Président régional de Médecins Sans Frontières (MSF)

Michel Sainte-Marie a été le premier élu à dire oui au projet d'implantation de la base de Médecins sans Frontières logistique de Mérignac. En sa qualité de député-maire, il a consacré, à l'équipe de Lézignan, deux weekends pour visiter le site de Mérignac, en bordure de la rocade. Tout a été fait pour séduire l'équipe de l'époque.

Avec l'aide de Gisèle Bidon, son attachée de presse, Michel Sainte-Marie a été de toutes les phases du projet. Un moteur et un facilitateur pour la venue de MSFL sur la métropole qui était alors la Communauté Urbaine de Bordeaux (la CUB). Merci à lui d'avoir cru en nous. D'avoir anticipé ce que pourrait devenir la base logistique de MSF. Un maillon indispensable de la solidarité internationale.


Bernard BONNIN

Journaliste, ancien rédacteur en chef de France 3 Aquitaine

Pour les journalistes, Michel Sainte-Marie n'était pas un bon "client". En clair, c'était un "taiseux". Peu disposé à commenter l'actualité. A dispenser avis et bons ou mauvais points. Lorsqu'on avait gagné sa confiance (il fallait du temps), il n'était pas avare de bons mots. Des flèches trempées dans la ciguë. Il ne raffolait pas – et c'est peu dire - de l'exercice télévisuel. Il n'encombrait pas nos plateaux. Lorsque le mois de juin arrivait, il y avait Roland Garros et la présentation de la saison du Pin Galant. L'été se profilait déjà et Michel Sainte-Marie ne manquait pas ce rendez-vous. Avec Bernadette, son épouse. C'était devenu, pour moi, un incontournable de la fin du printemps. Un déjeuner en scène. Un déjeuner sur scène. Presque un rituel.


JEAN BOISSEAU

Ancien président du SAM

Durant mes onze années de présidence générale du SAM OMNISPORTS, j’ai eu l’honneur de rencontrer Monsieur Michel SAINTE-MARIE, mon Maire, à maintes reprises, toujours avec le même plaisir partagé.

Le souvenir de notre première rencontre officielle laisse en moi le souvenir indéfectible d’un homme qui possédait une pleine et étonnante connaissance du sport.

Une fois de plus, s’il en était encore besoin, Monsieur Michel SAINTE-MARIE faisait preuve de l’universalité de son savoir appliquée au sport, en l’occurrence.

L’appellation « Mérignac Ville sportive » est née de son esprit visionnaire qui a permis la construction d’un parc d’infrastructures sportives qui nous est envié encore à ce jour.

Tout au long des quatre décennies passées, des centaines de milliers de pratiquants sportifs ont ainsi porté les couleurs et l’image de Mérignac dans la France entière et au-delà.

A noter également que Monsieur Michel SAINTE-MARIE a inlassablement défendu la cause du « sport pour tous », s’attachant de la sorte à ce que personne ne soit laissé au bord du chemin…ou plus précisément au bord de l’infrastructure sportive au sein de laquelle il avait le désir de pratiquer.

Je lui sais gré, nous lui sommes tous gré, de ses actions en faveur du sport et de ses différents acteurs, toutes disciplines confondues.

Merci Monsieur le Maire !


Jaume CASANOVAS

Ancien Maire de Vilanova i la Geltrù

1987: la commune et la Municipalité de Vilanova i la Geltru découvraient l’approche de l’Europe.
Un bon ami, Vincent Garmendia, Directeur de l’Institut Français de Barcelone, frère du député girondin Pierre Garmendia, nous a suggéré de nous jumeler avec une ville française : Mérignac
Le Maire, Michel Sainte Marie et le Conseil municipal acceptèrent l’offre et nous rendirent visite pour commencer à établir une relation durable

C’est ainsi que nous avons fait la connaissance de Michel Sainte Marie et découvert la ville de Mérignac.
A partir de là nous avons commencé à faire à notre niveau un peu « l’Europe ».

On a discuté, approfondi, engagé nos villes à travers un cadre d’activités et d’échanges, dans un projet avec des objectifs communs.

On partageait l’esprit européen : la lutte contre les inégalités, l’effort pour une Europe sociale.
Michel Sainte Marie et son équipe furent surpris de l’intensité de la vie associative de Vilanova et de ses importantes manifestations culturelles.

De notre côté nous étions surpris qu’une ville de l’agglomération bordelaise arrive à développer une personnalité propre, dynamique, puissante malgré le poids de la Métropole.
Le Pin Galant, la Médiathèque, les grandes zones industrielles de pointe, autant d’activités démontrant une forte croissance alors que chez nous une crise économique frappait fort notre ville. Ce contraste nous a toujours encouragés à combattre et a guidé notre réflexion.
Avec Michel Sainte Marie, pas une minute à perdre soit dans son cabinet, soit au restaurant où dernièrement chez lui à la campagne entouré de ses vignes , toujours disponible, sage, infatigable, accompagné de Bernadette, il avait la passion constante et la volonté d’agir.
Je regrette profondément la perte d’un ami, d’un « copain » qui nous a toujours accompagné dans notre parcours politique.

Aujourd’hui , j’ai souhaité lui rendre cet hommage.


Paul BRILLI

Ancien directeur du Mérignac-Ciné

Pour la sortie de « La soupe aux choux » j’avais décidé de faire, au Gaumont Cours Georges Clémenceau, une avant-première gratuite de « La soupe aux choux » avec Louis de Funès et Jacques Villeret pour le troisième âge.

J’avais contacté Madame Noailles, adjointe de Monsieur Chaban Delmas, qui s’occupait de nos anciens. Sa réponse : « les gens du 3ème âge ne sortent pas le soir ».

Au cours d’un repas d’amis je raconte l’anecdote et Gisèle Bidon, chargée de relations publiques de Michel Sainte Marie me propose de rencontrer l’adjoint du maire chargé du 3ème âge. Celui-ci me propose dix bus de 40 personnes toutes les 3 minutes, soit 400 personnes. L’avant-première a été un succès.

A la suite de cette manifestation, Michel Sainte Marie a demandé à me rencontrer. Lors d’une réunion il m’a posé des questions sur le centre de Mérignac. Je lui ai dit la vérité, que la nuit la Place Charles de Gaulle était un trou noir.

Nouvelle convocation. Depuis quelques mois Michel Sainte Marie réfléchissait à construire un cinéma.

Réunion avec l’architecte Michel Pétuaud-Létang et décision de créer 4 salles de cinéma et une brasserie. L’ensemble devenait un lieu de vie et d’animation.

Michel Sainte Marie a toujours eu pour sa ville une vision « des lendemains qui chantent ».

Créer la même année Le Pin Galant et le Cinéma c’était prendre beaucoup de risques avec un Opéra et le Théâtre Fémina dans le centre de Bordeaux. L’avenir lui a donné raison, puisque les deux projets connaissent une réussite depuis 30 ans.

Pendant un déjeuner ou nous discutions de l’avenir de la Place Charles de Gaulle et du projet de la Médiathèque ; Michel Sainte Marie m’a donné une leçon politique : pour un maire c’est d’abord construire des maisons et des écoles. Ensuite des espaces sportifs -stades, piscines, etc…- et en fin des lieux de culture et divertissement. Pour résumer, Michel Sainte Marie était un homme réservé – certains pensaient qu’il était timide -profondément honnête, très intelligent, sensible et passionné par la culture.


Claude BAUDRY

Ancien adjoint au Maire

Lors de notre arrivée à Mérignac en 1973, avec ma famille nous avons occupé le logement de Michel et Bernadette Sainte Marie qu’ils quittaient au Burck, les Géraniums et ce fut notre première rencontre. Dès les années 80, Michel Sainte Marie avait compris toute l’importance que prendrait le vieillissement de la population en France. Mérignac fut alors la première ville de Gironde dans laquelle le Maire mit en place le maintien à domicile en créant tous les services indispensables (télé alarme, repas à domicile, soins à domicile, aide-ménagères ) pour que les anciens restent le plus longtemps possible à leur domicile.

Son ouverture d’esprit, son écoute, la diversité de ses amis malgré son engagement politique m’ont toujours impressionné ainsi que sa fidélité envers ses amis.


Jean-Marc GUILLEMBET

Adjoint au Maire

En 2008 Michel Sainte Marie me confie ma première délégation d’adjoint. Elle est d’ampleur et m’apparaît comme disparate dans ses attributions.

Mais pour lui, relier l’emploi, l’insertion et le social sous une unique responsabilité était une évidence dans la mesure où il considérait que le développement économique de Mérignac n’était pas une fin en soi mais devait faciliter l’insertion professionnelle des Mérignacais et faciliter de ce fait l’intégration des plus en difficulté

L’emploi facteur d’intégration sociale : trop souvent un slogan facile. Pas pour Michel Sainte Marie qui très tôt s’est mis en en mesure de doter, avec l’appui des maires à proximité, le territoire d’outils territoriaux spécifiques susceptibles de décliner sa conception de l’économie au service de l’emploi et des plus démunis.

La Mission locale à destination des jeunes de 16 à 25 ans fut sa première réalisation.

Puis en l’an 2000, il s’inspira d’un dispositif social créé dans le Nord par l’équipe de Pierre

Mauroy, dispositif destiné aux personnes en très grande difficulté d’emploi : le Plan local d’insertion et l’emploi

Une vision quasiment identique en matière de politique sociale et notamment à l’égard des plus démunis et des exclus : s’allier à la société civile pour compléter l’action plus institutionnelle du CCAS

D’où le projet du Relais des solidarités, Pôle de regroupement de toutes les initiatives caritatives locales

Mais toujours avec l’idée d’aller au-delà d’un regroupement physique des associations et créer un « esprit », une philosophie de la solidarité « mérignacaise » qui s’appuie sur la participation active et encouragée de la société civile.

Michel Sainte Marie : une écoute attentive pour la réalisation des projets, une capacité d’innovation sociale indéniable, un soutien et un respect permanents des initiatives « terrain».


Marie RECALDE

Adjointe au Maire, députée de 2012 à 2017

En 2012, Michel Sainte-Marie a choisi de « passer le relai » en ayant préparé sa succession sur ce mandat de Député grâce auquel il a fait rayonner la 6ème Circonscription de la Gironde. Il était un de ces rares hommes politiques qui ont su préparer l’après, et faire le choix de faire confiance à une femme pour ce combat. Il m’a transmis le flambeau et je lui ai succédé à l’Assemblée nationale, l’ayant toujours à mes côtés en guide éclairé. Une grande figure de Mérignac et du socialisme girondin nous a quitté. Nous lui devons beaucoup. Moi en particulier.


Annie VAYSSE

Première directrice de crèche collective à Mérignac

L’aventure de la première crèche collective municipale date de novembre 1983….. Et cette création fut tout sauf banale en ce sens qu’elle a été parmi les plus novatrices de France .

A cette époque le concept de « crèche ouverte » n’avait retenu l’attention que de très peu d’élus lancés dans l’aventure de création de ce type de structure. Monsieur Sainte Marie a tout de suite adhéré à ce concept proposé par la puéricultrice, concept moderne et novateur au point de faire école pour toutes les futures créations en France.

Preuve s’il en est ; lors de l’inauguration en présence de Mme Georgina DUFOIX la ministre de la santé d’alors ; celle-ci nous a confié vouloir en faire un modèle et une référence pour le développement des futures crèches à créer.

Mieux c’est de cette visite que sa décision a été prise d’établir un C.A.P à la petite enfance pour les assistantes maternelles travaillant en collectivité sur une suggestion de toutes les instances contributives au projet de M. SAINTE MARIE.

Enfin pour cette réalisation Monsieur le Maire a tenu (chose rare à cette époque) que le personnel professionnel de la crèche travaille en collaboration avec l’architecte de façon à créer un espace réellement adapté au concept proposé.

Affable, courtois et bienveillant M. SAINTE MARIE nous rendait visite lors des nombreuses manifestations organisées par cette crèche et n’avait de cesse d’encourager et remercier tous les personnels impliqués.


Marc LAJUGIE

Ancien Directeur général des services de la CUB

J'ai fait véritablement la connaissance de Michel SAINTE-MARIE au cours des sept ans où j'ai occupé la fonction de secrétaire général de la Communauté Urbaine de Bordeaux

Au cours de cette période j'ai découvert un homme de dialogue et d'échange qui était capable de faire la différence entre les idéologies, priorisant l'intérêt général dans la gestion quotidienne.

J'ai fait preuve d'une très grande loyauté à son égard car j'appréciais au plus haut point son action. Je lui portais une estime certaine et j'avais gardé une certaine proximité avec lui. Comme tous les grands administrateurs il était visionnaire de l'avenir de la société à travers ses aspirations.

Sur le plan communautaire, je veux rappeler que dès 1977, il avait préconisé le tramway comme mode de déplacement dans l'agglomération. Michel SAINTE-MARIE était un humaniste, un homme de grande culture et une autorité morale au-delà des partis.


Jean-Charles DUPLAA

Chef d’entreprise

Michel Sainte-Marie savait s’adapter à toutes les situations – par exemple la gestion de la CUB avec Jacques Chaban-Delmas puis avec Alain Juppé. Tout en étant dans un parti politique, il savait être à l’écoute, ouvert, humain…et cela pendant 40 ans. C’est être visionnaire et innovant…en politique !

Trois mots le résument à mes yeux : le respect (de la parole donnée et de l’autre, opposant comme allié), l’humanisme et l’intelligence.


Général CAVAILLE

Au terme de ma carrière comme général commandant le 2ème corps d’armée et dernier commandant en chef les forces françaises en Allemagne, je suis admis en 2ème section en septembre 1993.

Retiré à Mérignac et alors que je ne m’attendais pas du tout à entrer en politique je suis appelé par Michel SAINTE-MARIE et, élu en 1995, j’exerce les fonctions d’adjoint au maire jusqu’en avril 2008.

Malgré les à priori, « gauche-droite » qui circulent à l’époque je me suis parfaitement intégré au milieu des élus de tous bords avec lesquels je suis appelé à exercer mes fonctions dans les domaines de la sécurité et des anciens combattants.

Il faut dire que Michel SAINTE-MARIE porte une attention toute particulière dans ces domaines où sa démarche est innovante dans l’instauration d’un équilibre des pouvoirs entre les différentes sensibilités politiques. En outre il présente des aspects visionnaires peu attendus, à l’époque dans son milieu politique.

Grace à lui et à sa hauteur de vue j’ai vécu au service de nos concitoyens des moments inoubliables et très enrichissants.

Michèle COURBIN

Adjointe au Maire

J'étais adhérente du Centre Social et je siégeais au Bureau comme représentante des parents d'élèves. Ce Bureau fonctionnait de manière collégiale. Un jour Michel SAINTE-MARIE me convoqua dans son bureau et me dit " pour nous les institutionnels Caisse d'Allocations Familiales, Comité Girondin et Mairie, ce n'est plus possible de continuer ainsi. Il nous faut un seul interlocuteur. Vous devez vous présenter à la présidence !" C'est ainsi que j'ai candidaté et été renouvelée à ce poste durant 20 ans;

Mérignac est une Ville de quartiers. Il y avait 11 Comités des Fêtes mais la société évolue, il n'en reste que 6 à ce jour. Si un Président arrête, il n y a pas de volontaire pour continuer. Aussi, Michel SAINTE-MARIE me demanda de réfléchir et d'apporter une réponse aux besoins de nos administrés pour se rencontrer, échanger. Ce fut "missions solidaires" et "la fête des voisins". Mérignac fut labellisée "ville pilote".
À ce jour, les habitants avec le soutien de la Ville s'organisent seuls sans l'association et fonctionnent parfaitement.

À l'écoute, combatif, fidèle en l'amitié