Conformément à la loi, un espace est réservé à l'expression des groupes politiques municipaux. À ce titre, le Conseil municipal a décidé, dans un souci d'équité, d'attribuer un espace identique aux différents groupes. Les propos publiés dans cette rubrique n’engagent que leurs signataires.



Tribunes libres - Décembre 2019



Un urbanisme concerté, adapté et maîtrisé à Mérignac

La mise en application d’un nouveau Plan Local d’Urbanisme depuis février 2017 complété par l’adoption d’une « charte de l’urbanisme et de la qualité de la ville », les deux spécifiques à Mérignac, permettent une maîtrise du développement urbain de notre ville. Des axes bien clairs sont imposés aux promoteurs et appliqués pour protéger l’identité des quartiers en zones pavillonnaires tout en permettant de nouveaux logements le long des axes de transport sur des zones de projet bien définies. Dans le cadre de cette démarche, une offre de logements accessibles et abordables est aussi une priorité pour le plus grand nombre avec mixité sociale et tenant compte des parcours de vie. L’aménagement urbain de notre ville se fera dans le renforcement de la qualité du cadre de vie, des services à la population tout en préservant et en développant la nature en ville. C’est un choix assumé par notre majorité municipale pour un aménagement urbain respectueux des habitants et des spécificités de notre belle ville de Mérignac.



Thierry Trijoulet, 1er adjoint au maire délégué aux grands projets urbains, à la politique de la ville aux relations avec la Métropole. Président du groupe PS et apparentés


Prévention et cohésion sociale sont un pilier de la sécurité

Ces dernières semaines, des faits de délinquance ont émaillé la vie de notre ville. La préoccupation des habitants concernant leur sécurité au quotidien et dans leur environnement doit être entendue et prise en compte . La sécurité est un droit : droit à la sécurité sanitaire et environnementale, droit à la sécurité des personnes sans oublier les violences faites aux femmes. La demande de sécurité est multiple et légitime. Mais mener une politique de tranquillité publique est complexe.

Confrontés à une montée en charge sur la question de la sécurité réelle ou ressentie - rappelons que le taux de délinquance à Mérignac reste faible -, les communes ont toutes augmenté leurs effectifs de police municipale, ce qui s’avère le cas de Mérignac.

Mais les choix que nous faisons aujourd’hui en modalités d’action de la police municipale vont conditionner demain notre relation aux habitants, et notamment à la jeunesse de nos villes et de nos quartiers. Nous devons parier sur des relations de proximité et de qualité avec les habitant·e·s. Les policiers ancrés dans un quartier, doivent agir dans une approche de service aux habitant·e·s aux côtés des médiateurs, des travailleurs sociaux, et des nombreuses associations.

Car la politique de prévention de la délinquance doit être affirmée et développée reposant sur un pilier qui est souvent mis à mal, celui du vivre ensemble, de la cohésion sociale.



Groupe EELV : Sylvie Cassou-Schotte, Stéphane Gaso, Gwénaëlle Girard, Jean-Claude Pradels


Où sont les urgences ?

Depuis de longs mois, le personnel hospitalier lutte pour réclamer les moyens en personnel, afin de mener à bien ses missions pour soigner notre population dans de bonnes conditions et arrêter la saturation des urgences. Face à cette situation dramatique, le gouvernement poursuit sa politique de réduction de la dépense publique. En 3 ans, il confisqué 3 milliards aux hôpitaux.

Pendant ce temps, il ne cesse de distribuer des cadeaux aux grands groupes, en particulier par le bais du CICE : plus de 100 milliards en 4 ans qui vont servir, non pas à créer des emplois mais à alimenter les dividendes des actionnaires.

C’est, par exemple, le cas de Conforama, qui a touché 120 millions € (CICE + exonérations de charges) pour fermer 32 magasins et supprimer 1 900 emplois au plan national. Carrefour a touché 2 millions de CICE en 4 ans et a supprimé 21 000 emplois. Avec ces 2 milliards, on pourrait payer 2500 salariés pendant 26 ans !

Pour ces raisons, notre groupe a voté contre l’ouverture des magasins le dimanche, mesure qui s’attaque au code du travail, à la vie des familles.

Percevoir de l’argent public sans contrepartie, sans réelle obligation de résultat est un véritable scandale ! Ainsi, l’argent public doit servir à l’Hôpital, aux services publics et non à alimenter et à développer les grands groupes sans contrôle de son utilisation.

Pour ces raisons, nous vous invitons à être vigilants sur l’utilisation de l’argent public au moment où les pompiers, les hospitaliers, les enseignants tirent la sonnette d’alarme sur leur devenir. C’est cela les urgences !



Groupe communiste et apparenté Joël Girard, Léna Beaulieu, Alain Lamaison, Claude Mellier, David Valade



La parole est à l'opposition



Les trafics de drogue s'implantent à Mérignac, il faut réagir !

Depuis quelques temps, nous sommes alertés par des mérignacaises et mérignacais sur les risques, incivilités et nuisances qu’ils subissent du fait de la recrudescence des trafics de drogue. Le Maire a d’ailleurs reconnu l’existence de 7 zones de trafic avérées dans 6 quartiers de la ville !

Les incidents inadmissibles de la nuit du 31 octobre dans plusieurs de nos quartiers sont liés à ce problème ! Certains témoignages sont alarmants et laissent craindre un risque d’apparition de zones de non-droit ou plutôt de droit criminel.

Même si le problème de la recrudescence des trafics de stupéfiants est national, et qu’il est du ressort, d’abord, de la police nationale et de notre institution judiciaire, une ville a le pouvoir et les moyens de contribuer à la lutte contre ce fléau. Vidéo protection, rondes de police municipale, réseaux de voisins vigilants, responsabilisation des bailleurs, signalements aux forces de l’ordre, prévention de la consommation, nous devons mobiliser le maximum d’outils, et nous mobiliser.

Et puis gardons à l’esprit que près d’1 adulte sur 2 en France reconnait avoir déjà usé de stupéfiants. Des comportements individuels qui renforcent le pouvoir des « caïds » de certaines cités où même nos pompiers n’osent plus pénétrer seuls.



Christophe VASQUEZ et Hélène DELNESTE au nom des élus du groupe « Ensemble, changeons Mérignac »


L'égalité n'est jamais acquise, c'est toujours un combat

Le mois dernier fut le mois de l’examen du rapport annuel égalité femmes/hommes à Mérignac. « Sur 1100 Mérignacais sans emploi ni formation, 13% sont des garçons et 10% sont des filles ». Comprenne qui pourra… Mais les chiffres sont là : 83,8% des parents isolés sont des femmes. 12,8% des jeunes filles entre 18 et 24 ans non scolarisées n’ont aucun diplôme.

En réalité, un seul chiffre est à retenir. L’écart net de salaire entre hommes et femmes reste de 27% pour les plus de 50 ans. Nous devons oeuvrer pour une véritable politique d’égalité salariale. NOUS, en tant que puissance publique ; NOUS aussi en tant que chefs d’entreprises, et NOUS en tant qu’êtres humains, pour nos filles, nos nièces ou nos petites-filles.

La défense des droits des femmes, ce n’est pas demander un traitement de faveur, c’est tout simplement demander l’égalité de traitement. Ne plus être jugée sur des critères de genre mais sur des critères de compétence, d’expérience ou d’inexpérience parfois. La première violence faite aux femmes, c’est peut-être celle-là.

A partir du 25 novembre, Sainte-Catherine mais également Journée pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, jusqu’au 10 décembre, des actions de sensibilisation auront lieu en France et ailleurs. Profitons de ces occasions pour nous interroger sur nos propres pratiques et sur ce mot : « ÉGALITÉ ».



C. TARMO, Groupe Mérignac Avenir


La racaille fête Halloween sur Mérignac

La nuit d’Halloween avait été très tendue dans deux quartiers à Mérignac (Beaudésert et Bourranville) barricades, jets de projectiles sur la police, dégradations… Les échauffourées avaient meme nécessité l’intervention d’une cinquantaine de CRS dans ces quartiers soi-disant calme de Mérignac. Il faut punir toutes ces petites racailles. « Tensions pour Halloween » ? Mais qu’est ce que signifie ce titre ? La réalité c’est quasi quotidiennement partout en France, les quartiers sont en émeute et le comble c’est que les forces de l’ordre y subissent des quets apens par ces voyous. Le quartier Beaudésert est le plus petit de Mérignac… mais cela n’empêche pas la marie d’y construire encore des logements très sociaux en bordure de rocade.

Après les débordements qui ont éclaté dans ces deux quartiers durant la soirée d’Halloween jeudi 31 octobre, deux hommes de 23 et 24 ans étaient renvoyés en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Bordeaux, tandis que la 3ème personne, un mineur à été présenté à un juge des enfants.



Jean-Luc AUPETIT
Extrême droite pour Mérignac