Conformément à la loi, un espace est réservé à l'expression des groupes politiques municipaux. À ce titre, le Conseil municipal a décidé, dans un souci d'équité, d'attribuer un espace identique aux différents groupes. Les propos publiés dans cette rubrique n’engagent que leurs signataires.

Tribunes libres - Février 2019



De l'importance de maîtriser son budget


Mérignac n’a pas attendu de devoir contractualiser avec l’État pour avoir cette culture de la maîtrise budgétaire, notamment au niveau des dépenses de fonctionnement. C’est ainsi que j’ai pu présenter lors du dernier Conseil municipal un budget 2019 qui permettra d’avoir pour la dixième année consécutive des taux d’imposition stables mais aussi des tarifs municipaux gelés tout en respectant l’objectif maximal de 1,35 % fixé par le gouvernement. De plus, notre important niveau d’autofinancement nous permet d’investir avec un recours à l’emprunt très raisonnable ; en effet la ville de Mérignac a un taux de désendettement (moins d’un an) 10 fois inférieur à la moyenne des villes de sa strate !
Cet important autofinancement nous permet cette année une forte dynamique des dépenses d’investissement qui rendent possible la réalisation d’équipements et de services publics.
En conclusion, beaucoup de villes peuvent nous envier cette maîtrise du budget qui me rend fier d’être élu à Mérignac. Une ville dynamique, terre d’accueil pour les populations et les entreprises, une ville qui place très haut le curseur du service public, de l’éducation, du sport, de la culture, du développement durable, de la cohésion sociale et où action et volonté de faire riment avec bonne gestion.
Je pro f i te de cette tr ibune pour remercier personnellement Alain Anziani qui a confié à un élu de la société civile, un élu sans parti politique, des dossiers aussi importants que les miens et ce bien des années avant que certains ne le réclament dans la rue. Monsieur le maire, au nom de la société civile, merci !

David Charbit, Adjoint au Maire, délégue aux finances Groupe PS et apparentés


La démocratie en mutation


Ces derniers mois, différentes mobilisations citoyennes démontrent d'une nécessité impérieuse de réinventer notre modèle démocratique. Qu'il s'agisse des 2 millions de signatures recueillies à l'appel de 4 organisations nommé « l’affaire du siècle » pour exiger de l’État qu’il agisse face à l'urgence climatique, des 450 000 signatures pour « Nous voulons des coquelicots » qui exigent l'interdiction des tous les pesticides de synthèse avec ses rassemblements mensuels, des aspirations des gilets jaunes à réclamer un Référendum d'Initiative Citoyen en dénonçant les inégalités sociales et territoriales…
Cette ferveur et mobilisation citoyenne novatrice soutenue et accompagnée par les réseaux sociaux ne s'essouffle pas depuis septembre. Elle témoigne d'une réelle nécessité et volonté de prendre part activement à la vie politique. Cela suppose d'inventer de nouvelles méthodes de participation pour rompre avec le seul modèle de démocratie représentative. Favoriser les lieux d’échanges et de débat, soutenir et accompagner les projets d'intérêt collectif (par le budget participatif par ex), encourager les expérimentations d'entreprises sociales et solidaires d'intérêt général (donnerierecyclerie), essaimer les expériences citoyennes comme le « zéro déchet, zéro gaspi » dans les quartiers et au sein des services de la ville…
Il faut mettre en oeuvre une démocratie contributive qui remettra au centre de l’exercice démocratique les préoccupations et l’action des citoyens.

Le groupe EELV : Sylvie Cassou-Schotte, Stéphane Gaso, Gwenaelle Girard, Jean-Claude Pradels


Lutte contre la pauvreté

Les manifestations sociales révèlent la profonde souffrance subie par de nombreux concitoyens.
Le travail ne protège plus de la pauvreté, compte tenu de la situation actuelle du marché de l’emploi – progression du chômage–des emplois proposés - précaires, temps partiel - souvent mal rémunérés, donc des revenus très (trop) bas ne permettant pas de couvrir intégralement les dépenses élémentaires pour vivre dignement.
À Mérignac, la pauvreté – 13,6 % de la population - n’est pas directement visible, elle est pourtant bien réelle comme en témoignent les responsables des associations. Heureusement qu’elles sont là pour pallier aux déficiences de l’Etat ; nous les remercions. Toutes font part d’un accroissement des besoins : La Croix Rouge a relevé de novembre 2017 à novembre 2018 une augmentation d’attribution de chèques alimentaires de 29 % remis à 213 familles - soit 572 personnes. Pour le Secours Populaire Français, durant cette même période, l’augmentation du nombre de colis mensuels distribués a été de 6,87 % et celle des colis d’urgence atteignait la barre des 12,85 %. De son côté, la Conférence Saint Vincent de Paul fait état de 275 familles inscrites, soit 842 bénéficiaires d’un colis régulier et de 60 familles ayant reçu un colis de dépannage. Au niveau du Centre Communal d’Action Sociale (C. C. A. S.), l’augmentation de l’aide alimentaire au moyen de chèques a été de 6,10 %.
Cette pauvreté n’est pas fatale.
Les élus communistes ont des propositions pour lutter contre la pauvreté, notamment augmenter le pouvoir d’achat par une revalorisation immédiate du SMIC de 200 euros net par mois, avec un objectif de 1 800 euros, la revalorisation des retraites et des minimas sociaux.

Groupe communiste et apparenté J. Girard, L. Beaulieu, A. Lamaison, C. Mellier, D. Valade



La parole est à l'opposition


Davantage d'écoles. Pas trop tôt !

La Ville a pris un retard considérable pour les équipements scolaires ces dernières années.
A l'exception de la reconstruction du groupe scolaire de Beaudésert et des travaux dans les écoles maternelles du Burck, A.Cabiran et O.Auriac, rien de significatif n'a été fait pour rénover des bâtiments vieillissants, voire vétustes - ni pour adapter les capacités d'accueil à l'accroissement de la population, accroissement entrainé par la politique de densification urbaine de la majorité PS-Verts-PC.
MIEUX VAUT TARD QUE JAMAIS : le Conseil Municipal vient d’adopter un "schéma directeur des équipements scolaires et des accueils de loisirs".
Il sera notamment question de :
• construire un nouveau groupe scolaire à Chemin Long, pour remplacer Arnaud Lafon
• rénover l'école élémentaire Marcelin Berthelot
• construire un nouveau groupe scolaire dans la zone de Mérignac Soleil, en prévision de la densification de ce quartier
• ajouter de nouvelles classes dans les écoles élémentaires Anatole France, O.Auriac et Jean Macé.
Mais, alors que la situation a stagné pendant trop longtemps, au détriment de la qualité d’enseignement et du cadre d’apprentissage de nos enfants, il faudra attendre de nombreux mois avant la concrétisation de ces projets (en raison des délais de réalisation) outre d’autres chantiers de réhabilitation ou d’extension à prévoir.
Comment la majorité en place, qui « gère » notre ville depuis si longtemps, a-t-elle pu se laisser dépasser ainsi ?

Christophe VASQUEZ et Philippe BRIANT au nom des élus du groupe "Ensemble, changeons Mérignac"


Plus d'ambition pour le développement durable

En ce début d’année, nous avons tous transmis nos voeux. Mais être un responsable politique n’a rien à voir avec les voeux, tout à voir avec les choix. En 2019, nous devons choisir une politique de Développement Durable plus ambitieuse pour Mérignac.
Nous plafonnions toujours à 12% d’énergies renouvelables en 2018, peu de bornes de recharge pour véhicules électriques ou hybrides. De même, la charte de l’urbanisme ne s’est pas engagée sur une réelle démarche d’urbanisme durable comme l’ont fait d’autres communes. Pas de création de coefficient de biotope obligatoire, diminution des places de stationnement, aucune favorisation des filières locales… Le développement durable est à la croisée des chemins. La vraie solution bien que certainement la plus complexe se situe dans l’interdépendance de ces objectifs de Développement Durable. Nous n’irons pas vers des villes et des communautés durables sans énergie propre et d’un coût abordable ainsi qu’une mobilité repensée et pragmatique, débarrassée de tout dogmatisme.
Le Développement Durable peut et doit être générateur de richesse. Dans DD, il y a « Développement ». Il est temps de cesser d’opposer croissance des entreprises et environnement. Notre société change, les paradigmes évoluent. Il est temps pour nous de sortir des stéréotypes et de viser les étoiles.

Catherine TARMO et Marie CHAVANE, groupe Mérignac Avenir.


Incendie au gymnase Léo Lagrange

L'un des plus ancien de Mérignac, le gymnase Léo Lagrange construit dans les années 1970, a été entièrement détruit dans un incendie d'origine suspecte, durant la nuit du 30 décembre au 31 décembre 2018 Les pompiers ont été alertés vers 1h du matin par des riverains. À leur arrivée sur place, le gymnase, un bâtiment de 3 300 m2 était entièrement détruit.
Une cinquantaine de sapeurs-pompiers et sept lances à eau ont été dépêches sur les lieux. Deux pompiers ont été brûlés, dont l'un sérieusement, dans l'opération d’extinction. Ils ont été transportés au CHU à Bordeaux. Des façades et vitrages du lycée voisin Fernand-Daguin ont été touchées par le sinistre très puissant. Plusieurs véhicules ont été aussi incendiés. Une enquête a été ouverte pour connaitre les causes exactes de cet incendie et de retrouver les auteurs des faits qui sont toujours en fuite. Les infrastructures sont réduites en cendres empêchant les élèves de quatre établissements scolaires de la commune d'avoir accès à des installations sportives. De même,quelques 800 licenciés en volley et gymnastique de la commune sont privés de lieu d'entrainement et de moyens de compétition. Tout pendant que le laxisme de la justice Française, voulu par les politiques au pouvoir, existera, le travailleur et les honnêtes gens continueront à payer pour cette racaille et assistés de cette pauvre France. (plus de 35 ans de laxisme)

Jean-Luc AUPETIT
Front National pour Mérignac