Conformément à la loi, un espace est réservé à l'expression des groupes politiques municipaux. À ce titre, le Conseil municipal a décidé, dans un souci d'équité, d'attribuer un espace identique aux différents groupes. Les propos publiés dans cette rubrique n’engagent que leurs signataires.



Tribunes libres - Avril 2021



INSCRIRE LES FEMMES DANS NOTRE HISTOIRE ET NOTRE PATRIMOINE

Lorsque les parents d’élèves élus aux conseils d’école du Burck ont partagé leur souhait de changer le nom de ces deux écoles pour leur attribuer le nom d’une personne et non plus du quartier, la Ville a saisi l’occasion pour proposer une démarche participative et citoyenne.

Il nous alors semblé évident de proposer au vote des noms de femmes. Notre espace public raconte aussi notre Histoire, celle de notre ville comme celle de notre pays. Et cette absence flagrante des femmes, si peu représentées dans nos rues ou nos équipements publics, altère notre mémoire commune. Si cette démarche avait déjà été entamée lors du mandat précédent (square Simone de Beauvoir, Maison de la petite enfance Simone Veil, rue Éliane Victor pour ne citer que quelques-unes des dernières dénominations) il nous faut à présent affirmer plus fortement notre volonté de redonner aux femmes qui ont fait notre histoire, toute leur place dans notre ville.

Féminiser les noms de nos équipements et espaces public permet d’écrire différemment la ville et offre aux habitantes et aux habitants de nouvelles références symboliques.

Il ne s’agit pas de réécrire notre Histoire, mais de l’enrichir en offrant une meilleure reconnaissance à toutes celles qui par leur art, leur science, leurs exploits ou leur engagement, ont contribué à construire notre monde moderne et notre République une et indivisible, si riche de sa diversité.


Marie Récalde, Adjointe au Maire déléguée au développement économique, à l’emploi, à l’innovation, à la formation et à l’égalité femmes/hommes



RESTAURER LES ÉQUILIBRES

L’actualité démontre très concrètement que des répercussions sociales et économiques fortes peuvent être causées par le déclin de la biodiversité. Les solutions sont connues pour freiner le rythme insoutenable d’extinction des espèces et limiter le risque de déclencher de nouvelles pandémies : préserver et restaurer les habitats naturels, développer une offre alimentaire issue de pratiques durables, stopper la prolifération des déchets et polluants, atténuer le dérèglement climatique. Toutes les espèces sont des maillons importants qu’il s’agit de préserver. La loi évolue trop lentement pour faire face aux enjeux, même si des victoires ponctuelles sont à souligner, comme la récente interdiction de porter atteinte à toutes les espèces de serpent en France. La défense de la taille des haies, entre mars et juillet, mériterait d’être étendue au-delà du secteur agricole et allongée jusqu’à fin aout. La responsabilité est partagée et l’ambition doit être collective pour relever le défi et limiter le risque de futures pandémies : pouvoirs publics, acteurs économiques, habitants et associations.

À Mérignac, les plantations d’arbres et la protection du patrimoine arboré permettront de créer des continuités écologiques. L’agriculture urbaine favorisera la mise en relation d’espaces de production et de consommation via des circuits-courts. L’accompagnement à la rénovation énergétique, le développement des énergies renouvelables et la multiplication des mobilités décarbonées participeront à l’ambition de neutralité carbone dont chaque territoire doit se saisir.


Bastien Rivières et les élus Mérignac Ecologiste et Solidaire




NON À LA FERMETURE DE LA POSTE DU BURCK !

Quand on ferme un bureau de poste, c’est tout le maillage territorial des service publics que l’on met en danger, on renforce l’isolement d’un espace géographique donné et, par conséquent, de ses habitants.

Quand on ferme un bureau e poste, on accepte de rendre toujours plus dépendantes les personnes à mobilité réduite.

Quand on ferme un bureau de poste, on accepte que les usagers deviennent des clients, dans des supermarchés qui ont récupéré les services autrefois fournis par La Poste (la Poste de Montesquieu ou de Chemin Long par exemple).

Qu’importe la confidentialité des démarches et qu’importe la qualité de service ! Ces fermetures de bureaux de poste s’opèrent majoritairement dans des quartiers où vivent les classes populaires. Les services mis à disposition y sont jugés non rentables or c’est ici plus, qu’ailleurs, qu’ils sont les plus utiles pour les habitants.

Mobilisons-nous, usagers – syndicats – organisations politiques -élus pour maintenir le service de proximité de la Poste et particulièrement celle du Burck, menacée de fermeture en juin. Même en ces temps de coronavirus, la lutte et la solidarité ne s’arrêtent pas pour la défense des services publics.


Elus communistes : Claude Mellier, Joël Girard, Léna Beaulieu, Marie-Ange Chaussoy, Loïc Farnier



La parole est à l'opposition



DÉPENSES MUNICIPALES : LES PRIX DÉRAPENT

Face à la forte augmentation de la population de Chemin long et à la vétusté de l’actuelle école de ce quartier, un nouveau groupe scolaire va être construit. Confié à un maître d’œuvre, ce projet a été estimé à 7,8 millions € HT.

Lors du conseil municipal du 22 février 2021, les élus de l’opposition ont eu la surprise de constater que le prix du nouveau groupe scolaire s’était envolé à 9,3 millions € HT… sans compter les futurs avenants qui s’y ajouteront.

Dans cette période où l’argent public doit être utilisé avec précaution, ce dérapage est inacceptable.

En examinant ce dossier en détail, on s’aperçoit par exemple que le lot n°4 « façade bardage » estimé à 1 million € HT coûtera in fine 1,5 million € (+51%) alors que des offres inférieures, l’une à 1,2 millions € et l’autre à 1,4 million €, ont été reçues par la commission d’appels d’offres. Quant à la rémunération du maître d’œuvre, elle est passée de 0,9 million € HT à 1,1 million € (+25%).

Répondant à nos remarques, le maire dit ne rien pouvoir faire et se retranche derrière la nécessité de ne pas retarder le chantier.

Nous ne cautionnons pas cette façon de dépenser sans compter. Pas plus que nous n’acceptons que les huit micocouliers plantés place Charles de Gaulle reviennent à 199.907 € HT soit 24.875 € par arbre.*

*S’y ajoutent 28 arbres en containers initialement installés sur la place, lesquels ont coûté 160 000 €, soit 5.700 € par arbre (dixit Alain Anziani, en conseil municipal)

Respecter les mérignacais, c’est d’abord respecter l’argent de leurs impôts


Thierry Millet et Antoine Jacinto - Ensemble Pour une Ville Durable


10 000 HABITANTS DE PLUS A MERIGNAC AVIEZ-VOUS VOTE POUR CELA ?

« Préserver le Mérignac que nous aimons : continuer à mettre en œuvre les règles d’urbanisme plus restrictive et mettre de la végétation à la place du bitume » Voilà les promesses faites dans ses tracts par le candidat Anziani lors des élections municipales.

Aujourd’hui, voici apparaître 70 nouveaux immeubles et 10 000 nouveaux habitants dans le projet Marne-Soleil. Une densité folle, digne des années bétons. Avec quelques malheureux arbres pour alibi, quasiment pas de service public et une future zone de non-droit et de délinquances.

Et cette folie de la construction d’immeubles apparait partout dans Mérignac.

Est-ce cela le « Mérignac que nous aimons » ?

Est-ce cela les « règles d’urbanisme plus restrictive » ?

Non, contrairement à votre piètre argumentation, nous ne sommes pas « obligés » de bâtir partout et n’importe comment !

Habitants de Mérignac, aviez-vous compris cela en votant ? Vous êtes vous fait flouer ou vouliez-vous vraiment d’une ville qui part vers un habitat de tours et toutes les conséquences désastreuses qui vont avec ? Les promesses de campagne ne sont pas des attrapes bulletins, ce sont des engagements d’un homme envers sa population. Et la parole donnée est la base de la confiance.

Vous nous avez promis une ville ou il fait bon vivre, où nous pouvions habiter dans de bonnes conditions et où nous pourrions sortir sans avoir peur.

Vous devez tenir vos promesses et renoncer à cette boulimie immobilière inutile et désastreuse pour nous et nos enfants.

Il est temps de mettre en place une réelle consultation des citoyens sur les grands sujets de la vie à Mérignac. Il est temps de prendre de vraies décisions qui aident les Mérignacaises et les Mérignacais.


Maria Iacob GARIBAL & Bruno SORIN -Renouveau Mérignac