Conformément à la loi, un espace est réservé à l'expression des groupes politiques municipaux. À ce titre, le Conseil municipal a décidé, dans un souci d'équité, d'attribuer un espace identique aux différents groupes. Les propos publiés dans cette rubrique n’engagent que leurs signataires.



Tribunes libres - juin 2020



La continuité pédagogique au coeur des préoccupations

La période de confinement a entraîné la fermeture des écoles et a privé de trop nombreux enfants de lien direct avec leurs professeurs. Même si des efforts importants ont été mis en oeuvre par les enseignants pour maintenir une continuité pédagogique, la fracture numérique a aggravé le décrochage scolaire de trop nombreux enfants. Alors que le protocole de sécurité sanitaire ne permet pas d’accueillir tous les enfants à temps plein dans leur classe, la Ville prend le relais de l’école. Grâce à la mobilisation de nos animateurs et agents d’entretien, et celle de nos partenaires associatifs et maisons de quartier, Mérignac a pu mettre en place un temps d’accueil hors école dit « 2s2c » (activités culture sport santé civisme).

Près de 120 enfants ont été accueillis régulièrement au mois de mai, et la demande a été élargie aux enfants scolarisés en maternelle à partir du 2 juin.

Au-delà d’une solution de garde nécessaire pour les parents qui reprennent leur travail, ces activités s’intègrent dans le projet éducatif de territoire afin de ne laisser aucun enfant sur le bord du chemin. C’est aussi cet objectif qui nous conduit à développer une offre de loisirs et d’animation de qualité pour les vacances d’été.


Marie Récalde, adjointe au maire déléguée à l’Éducation et à l’Innovation



La diminution du trafic aérien est un impératif climatique

Le rôle des élus est d’accompagner le territoire et ses filières économiques vers des mutations profondes, de convier l’intelligence collective et de soutenir des solutions innovantes, cohérentes et durables face aux crises environnementale, sociale et à la crise économique qui s’annonce.

L’avion est le moyen de transport le plus émetteur de gaz à effets de serre après le transport routier et le plus socialement inégalitaire. Sa croissance dans les 10 ans sera incompatible avec la réduction rapide des émissions de Gaz à Effet de Serre.

Ni les biocarburants, ni les batteries électriques ni d’autres alternatives au kérosène ne seront prêts à temps pour faire face au défi climatique posé par la forte progression du trafic aérien.

Le courrier commun Chambre de Commerce et d’Industrie de Bordeaux Gironde, Région Nouvelle-Aquitaine, Bordeaux Métropole et du maire de Mérignac, demandant le maintien de la navette aérienne Bordeaux-Paris, s’aligne sur la position des industriels sans prendre le temps de réfléchir à de nouvelles modalités de travail, voire de nouvelles perspectives de marchés qui leur permettraient d’organiser différemment leurs déplacements et de participer à l’émergenced’une nouvelle société.

Le faux alibi du chantage à l’emploi ne peut que nous rappeler la triste fin de l’usine Ford sans avoir pensé à une transition vers un nouveau secteur d’activité future.


Groupe EELV : Sylvie Cassou-Schotte, Stéphane Gaso, Gwénaëlle Girard, Jean-Claude Pradels



Masques gratuits

Après 55 jours de confinement pendant lesquels les Maires ont été en 1ère ligne, jouant un rôle majeur, dans l’urgence, face à l’épidémie, des millions de français rejoignent leur travail.

Désormais, les masques sont obligatoires dans les transports, à juste titre. Face à l’état défaillant, les collectivités locales sont intervenues rapidement pour en commander afin que les masques soient disponibles avant le 11 mai.

Malheureusement, ceux-ci font cruellement défaut notamment pour les personnels de santé et dans le secteur médico-social.

Chacun doit donc payer pour se protéger. La prise en charge à 100 % par la Sécurité Sociale demandée par les députés communistes en tant que dispositif indispensable de la santé a été refusée par le gouvernement. Il faut penser long terme. Les masques seront nécessaires pendant plusieurs mois. Mesurons l’impact financier pour une famille de 4 personnes, 200 € - déjà touchée par la perte du pouvoir d’achat ou d’un emploi. Nous demandons la gratuité des masques.

Les effets sociaux de la crise sanitaire nécessitent de revaloriser les salaires des professions essentielles, comme par exemple le dégel du point d’indice de la Fonction publique. De même, un plan d’urgence financier doit être attribué aux collectivités locales au même titre que cela a été décidé pour les entreprises, afin de répondre aux besoins de la population dans le respect des règles sanitaires.


Groupe communiste et apparenté Léna Beaulieu, Joël Girard, Alain Lamaison, Claude Mellier, David Valade




La parole est à l'opposition



Un décalage entre nos aspirations et le cadre de vie

Pendant le confinement, qui n’a pas remarqué l’évidente baisse de la pollution, le calme ambiant et l’épanouissement de la faune et de la flore ?

Durant cette période, le quotidien des familles logées en appartement fut parfois difficile... tout comme le fut celui des personnes vivant seules.

Bien ou mal logés, nous avons redécouvert les ingrédients d’un habitat agréable :

• Nombre de pièces suffisant et isolation phonique

• Luminosité et vue paysagère sans vis-à-vis

• Espace vert privatif et stationnement pour les véhicules du foyer

• Construction en matériaux régionaux

À l’inverse, la standardisation du «tout béton», les finitions mal faites et l’exiguïté des logements dans certains immeubles se sont révélés invivables.

Cette promiscuité est incompréhensible car notre commune est vaste (près de 5.000 Ha).

Pour améliorer la vie de tous, Mérignac doit opter pour la nature en ville, la lutte contre le bruit et la pollution, la liberté d’aller à pied ou en vélo en toute sécurité, les équipements de quartiers (terrains de sport, etc.), l’harmonie et l’esthétique du bâti comme de l’espace public...

Jamais, l’attente d’une ville plus durable et humaine n’a été aussi forte.


Thierry MILLET



Summer is coming.

Nos entreprises souffrent et certains tournent la tête vers le calendrier électoral.

D’après une étude de la CCI publiée le mois dernier, 79% des entreprises craignent des difficultés de trésorerie. À Mérignac, près de50% des professionnels n’envisagent pas une reprise normale à 6 mois. Les restaurants et les cafés qui ont rouvert récemment peineront à rétablir une année 2020 équilibrée. La saison d’été s’annonce difficile pour le secteur du tourisme, forcément impacté par les restrictions des déplacements internationaux. Toutes les structures sont touchées, des centres équestres aux grandes enseignes. Que faire ? Comment AGIR ? Ne pas simplement dénoncer une situation mais essayer de trouver des solutions ?

Tout d’abord, une évidence : achetons français, pour nos achats alimentaires, mais aussi quand c’est possible pour les biens et services. Ensuite : encourageons le commerce local. Chacun à son échelle, avec ses moyens, en prenant un café, en achetant son pain en boulangerie plutôt qu’au supermarché. Nous avons la chance d’avoir dans notre ville d’excellents artisans de métiers de bouche, des coiffeurs… Pour les fêtes des mères et des pères, consommons mérignacais et/ou local. Enfin, nous sommes dans une région où il fait bon vivre. Cet été, pensons aquitain !


C. TARMO groupe Mérignac Avenir



Continuer à pratiquer les gestes barrières

Nous allons vivre avec ce Covid 19 tant qu’un vaccin n’aura pas été trouvé. Pour le bien de tous, nous devons continuer à pratiquer les gestes barrières, à garder des distances et de limiter des rassemblements publics comme privés. Le port du masque devrait être obligatoires dans tous les commerces et lieux publics. Pour moi le confinement a été un échec. Pendant ce confinement, on aurait pu avancer dans la maîtrise du virus, on aurait pu donner des masques à tout le monde,on aurait pu mettre en place des tests. Le gouvernement a réussi à réduire le nombres de décès (plus de 28 000 à ce jour), mais pas empêcher la circulation du virus. Je félicite toutefois le changement de doctrine de l’exécutif concernant la généralisation du port du masque et les 700 000 tests qui seront effectués chaque semaine à partir du 11 mai. Encore faut-il que l’on ait les capacités de le faire. La population a bien compris que les masques étaient totalement légitimes. Contrairement à ce que le gouvernement nous a dit. J’attends de voir si les promesses vont être respectées, c’est à-dire que tous ceux qui sont symptomatiques ou asymptomatiques pourront se faire tester. Pour l’instant, ça ne semble pas être le cas.


Jean-Luc Aupetit
Extrême droite pour Mérignac