Votre Mairie

Histoire de la ville

A la découverte de Mérignac, de" MATRINIACUS A MERIGNAC "

 
Mérignac en cartes postales de 1907 à 1930

Photo ancienne de l'église

Pour trouver l'origine de Mérignac, il faut remonter au premier siècle après JC. C'est en effet à cette époque , suite à la conquête de la Gaule par les Romains, qu'apparaît un domaine dit de Matriniacus ; autour d'une villa gallo-romaine, se serait organisée une petite cité paysanne.
Avec la propagation du christianisme et la création de la paroisse St Vincent, sur ces lieux au 8ème siècle, Matriniacus prendra le nom de Mayrinac à partir de Haut Moyen-Age.
Mayrinac évoluera au gré des remous propres à cette époque singulière : barbares, brigands, guerres, pillages… Elle sera un temps anglaise ainsi que le Duché d'Aquitaine au 12ème siècle, avant d'être réoccupée le siècle suivant par Philippe Le Bel puis de nouveau anglaise et définitivement française au XVème siècle.

photo d'une ancienne carte postal montrant des paysans dans les vignes

C'est sous l'occupation anglaise que s'y amorcera un réel développement de la vigne et de la production de vin en particulier pour l'exportation.
Au 16ème siècle, la ville de Bordeaux versera 9500 écus d'or afin d'acquérir la plus grande partie des terres de Meyrinac. A cette époque, Meyrinac compte un peu moins d'un millier d'habitants, répartis entre les différents hameaux de la localité (Capeyron, Arlac, Beutre, Yquems...). Ces hameaux feront partie intégrante de la " commune " de Mérignac, devenue telle après la Révolution Française, suite au découpage en février 1790 du territoire français. Mérignac devient donc une commune du département de la Gironde, rattachée au District de Bordeaux, dans le canton de Pessac.

Photo du Chateau

Si le 18ème siècle avait été marqué à Mérignac (orthographe définitive) par un accroissement significatif de son vignoble, le 19ème siècle connaîtra surtout un développement important de l'élevage de bétail (principalement des vaches), et par une industrialisation progressive. Les première écoles publiques s'ouvrent, pour les garçons d'abord (en 1860), puis pour les filles (deux ans plus tard). La population augmente assez rapidement , de sorte qu'à l'aube du 20ème siècle, Mérignac compte environ 7 000 habitants.

Les cinquante années qui suivront seront essentiellement marquées par les deux guerres mondiales et leur cortège de morts (plusieurs centaines au total). Mais le phylloxera, parasite fort nuisible à la vigne, contribuera également à assombrir cette période en entraînant une diminution importante de la production de vin.

 

 

aeroport  couché de soleil

Quelques événements positifs viendront tout de même éclairer cette première moitié du 20ème siècle. C'est en effet à partir de 1910 , sous l'impulsion de Marcel Issartier (propriétaire d'un domaine à Lartigue-Beaudésert) que Mérignac s'ouvrira au monde de l'aéronautique. Ce sera le début d'une belle aventure, qui aboutira , 27 ans plus tard, à l'inauguration du nouvel aéroport de Mérignac ( à l'époque, le mieux équipé de France), ancêtre de celui que nous connaissons aujourd'hui.

photo parc

 

Durant les années d'après guerre et à l'image de reste de la France, Mérignac connaît une croissance démographique très importante. D'environ 19 000 en 1939, le nombre d'habitants passera en effet à 47 700 en 1968. Cette évolution entraînera une nécessaire restructuration de l'urbanisme mérignacais. Celle-ci sera menée par Robert Brettes, ancien résistant, élu Maire en 1945 jusqu'à sa mort en 1974, puis par Michel Sainte-Marie, avec un souci permanent de conserver une part importante d'espaces verts, d'où le qualificatif, né au milieu des années cinquante, " Mérignac Ville Verte ".

                                                                                                                                                                                                                                                                                            

photo du pin galant

Avec aujourd'hui 65 000 habitants, Mérignac est ainsi devenue la deuxième ville de Gironde et la troisième d'Aquitaine, le premier pôle d'activités économiques du Sud Ouest mais aussi une référence en matière d'équipements sociaux et culturels, tel le Pin Galant.