Alain Anziani a présenté ses voeux hier soir à l’Hôtel de ville. Après avoir rappelé un contexte de fin d’année marqué par la tristesse et la colère – la fusillade sur le marché de Noël de Strasbourg, et ici à Mérignac, l’incendie du gymnase Léo Lagrange – le Maire de Mérignac a ancré son discours des voeux dans l’actualité en abordant la question de l’urgence écologique et celle du contexte social actuel très tendu. L’année 2019 verra la réalisation ou le lancement de nombreux projets : ouverture de la Maison de la petite enfance Simone Veil et de la résidence autonomie Plein Ciel, création d’un 9ème parc, consultation pour le futur stade nautique, déploiement des Maisons des habitants, développement de l’aéroport, extension de Dassault et de Sabena Technics, début des travaux du prolongement de la ligne A vers l’aéroport. Alain Anziani a conclu son intervention en annonçant le gel des tarifs municipaux jusqu’à la fin du mandat et en réaffirmant la stabilité fiscale depuis 10 ans.
Retour sur cette prise de parole en quelques extraits :

Inventer une écologie positive et non répressive

« (…) Pourquoi autant d’appels en faveur de la planète, si bien argumentés, restent lettre morte et tant de sommets multilatéraux donnent-ils si peu de résultats ?

Le bel exemple de Copenhague que nous avons visitée avec la métropole donne une première réponse. La ville est devenue capitale du vélo, non en réprimant ou en culpabilisant, mais en partant de l’intérêt individuel et finalement des égoïsmes. Le vélo est le moyen de transport le plus rapide, le moins cher, le plus individuel, le meilleur pour la santé et cela a suffi, pour faire accepter à la population les investissements nécessaires.

Le mouvement des gilets jaunes n’a rien d’anecdotique. Bien sûr, rien ne peut justifier les violences, les injures, les menaces, les propos racistes ou homophobes et je les condamne sans aucune tolérance. Mais ne commettons pas l’erreur de confondre les gilets jaunes et les casseurs, même s’il serait souhaitable que les premiers réprouvent avec netteté les seconds. A quoi assistons-nous depuis quelques mois ? Les invisibles de la société prennent brutalement place dans le débat politique. Ils portent une exigence respectable dans une démocratie : que le peuple soit associé aux décisions ! Et un objectif tout aussi louable : devenir acteur de sa propre vie. L’origine de ce mouvement est significative : une augmentation des taxes sur les carburants, imposée comme un choix intelligent - et il n’était pas idiot - en faveur de la planète, mais qui oubliait un simple détail : il rendait encore plus difficile la vie de nombreuses familles qui ne peuvent pas se passer de leur voiture. La voiture diabolisée est presque un symbole de cette incompréhension entre deux mondes. Bien sûr, nous devons favoriser des véhicules propres et il est indispensable que ses usages évoluent avec l’auto-partage, le covoiturage inter-urbain ou demain des véhicules autonomes. Mais aucune réforme ne peut désormais avoir pour conséquence de réduire encore plus le pouvoir d’achat, priorité des priorités pour une majorité de Français. Oui, nous devons nous engager impérativement dans la reconquête environnementale, mais nous n’y réussirons qu’en répartissant l’effort en fonction des capacités contributives de chacun.

Voilà bien notre responsabilité : inventer une écologie positive et non répressive, participative et non centralisée, solidaire et non élitiste, innovante et non régressive. »

L’État doit nouer avec les collectivités territoriales d’autres liens que ceux d’un censeur

« Après quelques mois d’incompréhension, le sommet de l’État semble avoir pris conscience de l’utilité des corps intermédiaires. Il y avait pourtant une évidence : les maires ont cette habitude d’écouter, parfois lors de vives discussions, et en définitive d’en tirer des conséquences. Dans le cadre du grand débat national, j’organiserai les réunions avec les gilets jaunes, comme je reçois déjà leurs contributions. Mais allons plus loin : il est bien que l’État noue avec les collectivités territoriales d’autres liens que ceux d’un censeur qui impose des plafonnements de dépenses qu’il n’est pas capable de s’imposer à lui-même. Trente ans après les grandes lois de décentralisation, le temps est venu de plus d’audace et de confier à nos collectivités ce que nous savons mieux faire et à moindre coût que l’État.

L’environnement est un bon exemple. On peut élaborer un grand plan national « pistes cyclables », mais dans les faits, ce sont les communes, les métropoles, les départements qui agissent et financent sans attendre un feu vert. À Mérignac, nous avons déjà une centaine de kilomètres de piste cyclable. Avec la métropole, nous en avons ajouté neuf autres cet été pour desservir la zone de l’aéroport. En 2020, la moitié de nos pistes sera sécurisée, une étude sera terminée pour améliorer la liaison entre Mondésir et notre centre-ville. La mise en service du tram s’accompagnera de nouvelles pistes cyclables. Ces travaux se font en lien étroit avec l’association « Léon à vélo ». Et une maison du vélo ouvrira ses portes cette année ! »

Gel des tarifs municipaux et stabilité fiscale

« (…) Prenant acte des difficultés de nos habitants, j’ai décidé de geler l’ensemble des tarifs municipaux jusqu’à la fin du mandat et bien entendu de confirmer la stabilité fiscale. Ces mesures ne sont possibles que dans une ville qui maîtrise son endettement comme ses dépenses de fonctionnement. »


Contact presse

Virginie Bougant, chargée de communication – Ville de Mérignac, 05 56 55 66 18 – 06 27 52 48 69

v.bougant@merignac.com

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