Le budget en chiffres

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Le budget : un équilibre entre dépenses et recettes

Chaque année, le conseil municipal vote le budget de la commune. La plus grande partie des dépenses permet de faire fonctionner tous les services municipaux (Aménagement Urbain, Développement Economique , Emploi et Insertion, Action Sociale) . Ce sont les dépenses de fonctionnement. Elles permettent de vous apporter des prestations constantes tout au long de l'année : activité des crèches et des écoles, entretien des équipements sportifs…

Le reste permet de programmer les différents projets d'investissement : bâtiments et patrimoine communal, équipements scolaires, culturels, sportifs, etc. Ce sont des programmes d'équipement.

Les recettes proviennent des dotations de l'Etat, de la contribution des usagers, des impôts locaux et des subventions de divers organismes (Europe, Etat, Conseil régional, Conseil général…) et du recours à l'emprunt.

Le budget un acte de prévision et d'autorisation

Le budget prévoit et autorise les dépenses et les recettes de la collectivité pour l’année à venir. Il est le fruit du travail des services municipaux et des élus qui, par ce document, établissent ainsi les priorités municipales.

Sur un plan comptable, ce document se présente en deux parties, une section de fonctionnement et une section d’investissement. Chacune de ces sections est présentée en équilibre, les recettes égalant les dépenses. Ainsi, la section de fonctionnement retrace toutes les opérations en dépenses et en recettes nécessaires à la gestion courante et régulière de la collectivité (entretien des équipements, fonctionnement des services municipaux, versement des subventions aux associations…). Quant à la section d’investissement, elle prévoit les dépenses et les recettes nécessaires pour  la réalisation des opérations d’équipement, ainsi que le remboursement de la dette.

Budget 2013 : un budget responsable

La crise économique et financière joue les prolongations et impacte les collectivités. A Mérignac, le budget 2013 est plus que jamais « responsable » : dépenses maitrisées, fiscalité stable, endettement faible. C’est d’ailleurs cette modération qui autorise la municipalité à poursuivre sa politique d’investissement pour améliorer les services à la population, la sécurité et le cadre de vie des Mérignacais. Pour 2013, le budget s’établit ainsi à 92 401 003€, dont 74 176 197€ pour la section de fonctionnement et 18 224 806€ pour la section d’investissement. 

Budget

 

Budget 2013 : Mérignac investit

Grâce à sa bonne santé financière et à une gestion rigoureuse, la ville poursuit en 2013 un important programme d’investissement et engage :
- La construction du Conservatoire,
- L’aménagement de la nouvelle crèche de Beutre « Pomme d’Api »,
- La rénovation des locaux pour la crèche « Maison de Pierre » à Arlac,
- La construction du Centre Social de Beaudésert,
- La réhabilitation et extension du « Château du Burck »,
- L’aménagement de la plaine des sports de Beutre,
- Le déploiement des tableaux numériques interactifs dans les écoles,
- L’accompagnement des travaux du Tram (environnement et éclairage public)…

Mérignac poursuit également ses efforts en matière de dépenses récurrentes notamment sur,
- Les travaux de sécurité et de mise aux normes des installations,
- Les travaux de proximité sur le domaine public et sur les équipements,
- Le renouvellement des mobiliers et matériels des services municipaux.

Ainsi en 2013, les dépenses d’équipement s’établissent à 14 478 806€

3 questions à Alain Anziani: Adjoint au Maire, en charge des finances et de l’innovation

Concrètement, comment la ville peut-elle maintenir le cap en matière d’équipement dans un contexte aussi difficile ?
« Nous avons su préserver des marges de manœuvre. Nos charges de fonctionnement ont augmenté de moins de 2 % en moyenne sur les 4 dernières années. D’autre part, la ville a une capacité de désendettement inférieure à 3 ans : cela signifie que nous résorberions notre dette d’un seul coup en 2 ans, alors que la plupart des villes mettrait 7 ans. Si l’état des finances de Mérignac devait être noté, nous obtiendrions un triple A !

Pourtant, vous allez emprunter...
Oui, en 2013, nous emprunterons 5 millions d’euros. A l’échelle de la municipalité, ce n’est pas une somme exorbitante. De plus, notre capacité à emprunter est le signe d’une bonne santé financière et d’une gestion équilibrée, qui vise le long terme. Si les taux sont bas, il est financièrement plus pertinent d’emprunter pour financer un investissement que de mobiliser ses fonds propres. De plus, je le répète, notre dette restera très équilibrée : 41 % à taux variable, 59 % à taux fixe, avec un taux moyen global de 3,49 % (encours de la dette). La preuve : la ville respecte une charte de bonne conduite, dite “charte Gissler”, établie entre les établissements bancaires et les collectivités locales. Ce document a donné lieu à l’élaboration d’un tableau de classification des emprunts en fonction de leur niveau de risque (de 1 à 5) : à Mérignac, ce risque est de 1... autant dire qu’il est quasiment nul. 

Les mérignacais doivent-ils s’attendre à payer plus d’impôts locaux ?
Il n’en est pas question. Cette année, de nouveau, nous n’augmenterons pas le taux des différentes taxes. Notre situation est suffisamment saine et notre capacité d’autofinancement assez forte pour que nous poursuivions notre programme d’investissements sans faire appel à de l’impôt supplémentaire. À ce jour, seule la raréfaction des financements pourrait remettre en cause nos projets.