Culture
Brigitte Olivier, photographe, travaille aujourd’hui sur Paris, mais n’a cessé de revenir sur les chemins de son enfance, près du bassin d’Arcachon. Son travail est à découvrir à la Vieille Eglise à travers l’exposition « Littoralité ». L’artiste explique ses cheminements en 3 questions.

A quel voyage conviez-vous le spectateur ?

Mon père étant ostréiculteur, j'ai passé mon enfance sur le bassin d'Arcachon au rythme des navigations et des marées. L'exposition Littoralité rassemble des séries d'images initiées par ces paysages maritimes, à la fois à l'intérieur du bassin et sur la côte atlantique, qui ont jalonné mon enfance. De cette première série Ostrea Vitæ à celle qui flotte entre le ciel et la terre, réalisée en ULM, l'idée est de jouer sur les distances et les approches d'un territoire typique et complexe, finalement assez peu représenté.

Pourquoi travailler par séries ou collections ?

En racontant, par touches successives, une géographie personnelle de mon parcours de vie, je suis passée de l'enregistrement d'un paysage intime à des ensembles composites réalisés comme une succession de portraits. La répétition du motif est une narration identitaire. Tandis que Petite collection est close dans un temps donné en progression de huit « méduses » portées par ma fille, la série Disparition est en cours de production jusqu'à recréer une forêt de pins, et la collection Vanités peut varier à l'infini…

Que vous a appris la photographie ?

Avoir un certain recul avec l'outil photographique qui, par excellence, est un outil de reproduction. Extraire une parcelle de la réalité physique et l'amener vers une pensée plus universelle, tout en partant d'une problématique locale, ouvre un champs d'investigation distancié des sujets pour créer des « objets artistiques », entre mémoire et transmission.



Littoralité

Du 7 avril au 28 mai
Vernissage le jeudi 6 avril à 19h

Visites commentées

Tout public : vendredi 5 mai à 19h
Publics entendants / malentendants : vendredi 21 avril et vendredi 19 mai à 19h
Visite gratuite sur inscription auprès de la Direction de la culture.