20/03/2026

Grâce au Rafale, Dassault Aviation boucle une nouvelle année record 

DA

Eric Trappier, président directeur général de Dassault Aviation, a tenu le 4 mars dernier une conférence de presse pour dresser le bilan d’activité 2025 de l’entreprise. Pour de très nombreux indicateurs économiques et financiers, Dassault Aviation, qui est aujourd’hui, avec 3.000 salariés, le premier employeur privé de Mérignac, bat ses records de l’an dernier.

En quelques chiffres, Dassault Aviation a enregistré 10,9 milliards de commandes en 2025, réalisé 7,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2025 et son carnet de commande s’élève désormais à plus de 46 milliards d’euros, soit 220 avions Rafale (dont 175 à l’export) et 73 Falcon.

Un nouveau contrat avec l’Inde (pour 114 Rafale), dont le montant est estimé à plusieurs milliards de dollars, est en cours de négociation. Un aspect important en sera la part de production sur place, en association notamment avec Tata Advanced Systems, conformément à l’initiative « Make in India ».

Pour mémoire, au chapitre industriel, le site de Mérignac se trouve au cœur d’un réseau de sous-traitants - « l’écosystème Rafale » - qui regroupe 400 PME françaises. Le site a livré 26 Rafale en 2025 (contre 21 en 2024) et a dépassé le seuil symbolique des 300 unités depuis le début du programme. L’objectif pour le site de Mérignac est la livraison de 28 appareils en 2026.

https://www.dassault-aviation.com/fr/groupe/presse/press-kits/resultats-annuels-2025/ 
 

La ville réédite son forum Jobs d’Été pour accompagner les entreprises dans le recrutement de leurs emplois saisonniers

job d'été

La ville de Mérignac organise pour la quatrième année consécutive son forum Jobs d’Été le samedi 25 avril, de 10h à 13h, dans la nouvelle salle Ambroise Croizat du centre-ville (505, avenue de Verdun ; tram centre-ville).

Une dizaine d’employeurs et de structures partenaires ont déjà confirmé leur participation. Plus de 500 « jobs d’été », très majoritairement localisés à Mérignac, sont pour l’instant proposés. Les inscriptions sont encore ouvertes pour les employeurs souhaitant renforcer leurs équipes pour la saison.

Mais ce forum ne se limite pas au recrutement. Des sessions de découverte des métiers, des stands d’information sur les activités disponibles en été, sur les emplois à l’étranger, sur le service civique ou encore sur le BAFA seront également proposés.

L’édition 2025 du forum avait rassemblé près de 350 participants, résidant à Mérignac pour 65% d’entre eux.

Contact : li.martinez@merignac.com 
 

Un nouvel acteur de l’emploi en centre-ville

camo

Un nouvel acteur de l’emploi, Camo Intérim, s’installe début mai, au 444, avenue de Verdun, sur une surface de 80 m², dans les locaux précédemment occupés par la friperie solidaire Amos. L’objectif de Camo, qui se présente comme un acteur de proximité, est de se rapprocher de ses clients et de ses candidats.

Camo a été fondée en 1986 à Saint-Avold (57) et compte actuellement une soixantaine d’agences en France. L’agence de Mérignac, qui sera la troisième de l’agglomération après celles de Bordeaux et Cenon, sera spécialisée dans les secteurs de la construction et des espaces verts.

La transaction a été réalisée par l’agence Arthur Loyd.

https://www.camo-emploi.fr/ 
 

Christophe Grandclément, commandant de la BA 204

C.Grandclément

« Les savoir-faire de la BA 204 sont fous »

Historiquement, le domaine de Beauséjour, qui s’étend sur 21 hectares au cœur d’Arlac, est le premier site industriel de Mérignac. Les archives nous révèlent en effet qu’une usine de pyrotechnie fournissait déjà l’aviation militaire pendant la Première Guerre mondiale, à l’époque où la ville comptait moins de 8.000 habitants. Ce n’est ensuite qu’en 1945 que l’armée de l’air récupère le site, où Peugeot avait installé en 1939 plusieurs lignes de production éloignées du front.

Depuis cette date, Beauséjour, qui accueille 500 salariés, dont 50% de personnels civils de la Défense, est, avec Bouygues Telecom, le premier employeur d’Arlac, avec un site désormais spécialisé dans la maintenance et l’ingénierie des matériels qui environnent les aéronefs militaires. Ses activités comprennent l’entretien, la réparation et la rénovation des matériels, mais aussi leur développement grâce à un bureau d’études, le tout avec une forte composante innovation.

C’est le colonel Christophe Grandclément qui dirige la base depuis septembre 2024. Aîné de trois enfants, Christophe Grandclément naît le 1er août 1978 à Paris, dans une famille dont le père est cadre chez France Télécom, et la mère femme au foyer. Petite précision non anecdotique, deux de ses grands-parents sont militaires.

Élève brillant, il intègre l’École de l’Air après deux années de prépa scientifique, avec l’objectif de devenir pilote de chasse. Commence alors une carrière itinérante entre escadrons et état-major, à Nancy, Metz, Dijon, une première expérience à l’OTAN en Belgique, un retour à Paris dans les finances, puis enfin une deuxième expérience à l’OTAN à la base de Norfolk, en Virginie.

En 2024, alors que son parcours est diversifié et complet, il prend la direction d’un site à vocation industrielle. Dans l’organigramme des 26 bases aériennes métropolitaines, la BA 204, qui a pris le nom de Caroline Aigle en mai 2024, est une petite base à part, probablement parce qu’elle ne dispose pas de piste d’envol.

Malgré cette particularité, « la base est une pépite », un site sui generis garant du bon fonctionnement du matériel aéronautique non volant au service des armées, doté d’un bureau d’études, d’une vingtaine d’ateliers spécialisés et surtout d’un savoir-faire unique dans tous les corps de métier.

Et de fait, le recrutement, la fidélisation des collaborateurs, la formation, l’apprentissage, la transmission des savoirs et les relations avec les écoles sont devenus des enjeux décisifs dans un bassin d’emploi dense, mais hyperconcurrentiel. Alors que l’armée a longtemps été la « Grande Muette », la BA a complètement intégré la communication, les relations publiques, voire la présence sur les réseaux sociaux dans son fonctionnement.

La mission de Christophe Grandclément se termine le 31 août. Il est encore trop tôt pour se projeter sur sa prochaine affectation. Le champ des possibles est ouvert. On suivra ça de près depuis Mérignac.


 

Sur vos agendas : le Centre des Jeunes Dirigeants revient au Pin Galant le 9 juin

 

agenda

 

La section bordelaise du CJD, qui avait rassemblé 600 dirigeants d’entreprise en avril dernier au Pin Galant au cours d’une soirée Prestige sur le thème des intimes convictions, revient mardi 9 juin sur le thème de « la liberté dans un monde contraint ».
La soirée fera l’objet d’une présentation plus complète dans un prochain numéro de la Lettre d’info, mais la billetterie est déjà ouverte.

https://www.helloasso.com/associations/cjd-bordeaux/evenements/prestige-cjd-bordeaux-edition-2026 

 

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