Fil d'Ariane Page d'accueil Créer une ferme urbaine : la ferme des chênes Projet terminé Créer une ferme urbaine : la ferme des chênes La Ville de Mérignac agit pour la production alimentaire locale, le jardinage urbain et citoyen et la lutte contre le gaspillage alimentaire. Le projet de ferme urbaine, nommé la "Ferme des chênes", s'inscrit pleinement dans cette dynamique avec pour objectif de produire des fruits et légumes labellisés « agriculture biologique » et fournir, entre autres, les crèches municipales. Le projet de ferme urbaineLa ferme urbaine s’inscrit dans une stratégie d’autonomie alimentaire du territoire, la promotion d’une alimentation bio et de qualité pour les petits Mérignacais, la mise en place de circuits courts et la préservation de la biodiversité. Ce projet réside dans la création d’une ferme maraichère en milieu urbain pour fournir le territoire en fruits et légumes certifiés « Agriculture Biologique ». Cette production pourra entre autres alimenter les crèches municipales de la Ville dans le respect des règles de la commande publique. Les objectifs de la future ferme urbaine :La relocalisation de l’agriculture sur le territoire dans une volonté d’autosuffisance alimentaire urbaineL’approvisionnement en fruits et légumes certifiés « agriculture biologique » locaux et de saison pour la restauration collective des crèchesLa maîtrise des coûts de fonctionnement pour l’approvisionnement alimentaireLe développement de modes de productions durables et d’un nouveau potentiel d’activités sur le territoire en favorisant l’installation de jeunes agriculteursLa préservation de la biodiversité à travers la valorisation du lieu La Ferme des chênesLes habitants de l’Atelier de quartier de Chemin Long se sont réunis pour choisir le nom. La ferme urbaine est renommée la "La ferme des chênes", en raison du boisement classé encadrant le terrain, mais surtout pour le magnifique chêne central, symbole de la parcelle.Après les serres et les premières récoltes, la ferme urbaine de Chemin Long franchit une dernière étape avec l’achèvement de son hangar. Déjà en fonctionnement et ouverte aux habitants, elle dispose désormais d’un bâtiment de 200 m² regroupant vente directe, espaces de stockage et de lavage des légumes, ainsi que le bureau du maraîcher installé dans une tiny house issue d’un chantier d’insertion. Pensée dans une démarche environnementale, la ferme associe réemploi des matériaux, production d’énergie solaire et préservation des arbres existants. Vente directeDepuis mars 2025, la ferme est ouverte tous les jeudis de 17h à 19h pour une vente directe. Paiement en espèces uniquement.Des animations et des visites sont organisées tout au long de l’année pour le grand public et les écoles. Le terrain choisi pour la ferme urbaineLe terrain de 1,1 hectares (parcelle 0137) appartient à la Ville de Mérignac et se situe à l’angle de l’Avenue François Mitterrand et de l’Avenue de l’Alouette à Mérignac (quartier Chemin Long, anciennement « Pas de l’âne ») au 103 Avenue de l’Alouette.Le terrain est en partie arboré et ceinturé par un espace boisé classé appartenant à Bordeaux Métropole au sud et à l’ouest. Des habitations sont présentes au nord.Le terrain a eu une vocation agricole constatée entre 1924 et les années 1990 puis est devenu un espace naturel sans intervention ou construction. Il est classé en zone Ng sur le plan local d’urbanisme métropolitain.Plusieurs études de sols ont été réalisées afin de vérifier la pertinence d’un projet maraicher : analyse de la qualité, perméabilité et hydrogéologie, caractérisation des pollutions, étude agronomique, étude faune et flore. Le sol est sablonneux impliquant un amendement adapté.Le terrain est entouré de boisement et dispose de quelques chênes isolés ainsi que des arbres et arbustes le long de la clôture.Le terrain est labellisé « agriculture biologique » depuis décembre 2022. La création de la ferme urbaine à destination des crèches s’inscrit pleinement dans notre volonté d’offrir des repas bio de qualité aux enfants de Mérignac. Elle constitue un premier pas vers les objectifs de résilience alimentaire de Bordeaux Métropole. Serge Belperron Conseiller municipal délégué à l'alimentation durable et à l'agriculture urbaine Un projet partenarialAfin de sélectionner le porteur de projet pour exploiter la parcelle, la Ville a lancé un appel à manifestation d’intérêt en 2023. À l’issue d’un jury composé d’experts de la Chambre d’agriculture, de la SAFER, de Bordeaux métropole et du Conseil départemental, M. Quentin Gross a été sélectionné. La location est encadrée par un bail rural à clauses environnementales d’une durée de 9 ans imposant à son locataire d’exploiter le terrain et de produire sous le certificat « Agriculture biologique ». Quentin exploite le terrain depuis mars 2023.La Ville a porté les investissements d’aménagement (viabilisation, forage, serres, bâtiments) et a associé M. Gross à la réalisation des travaux. Vendredi 10 mars 2023, Alain Anziani, Maire de Mérignac et Quentin Gross, maraîcher de la future ferme urbaine, ont signé la convention d’occupation temporaire. Exploitation de la ferme des chênesQuentin Gross cultive une vingtaine de légumes bio sur le terrain : aubergines, betteraves, blettes, salades, courges, carottes, céleri, choux, concombres, épinards, fèves, navets, oignons, poivrons, pommes de terre, radis, tomates, etc.) ainsi que des petits fruits et aromatiques.Le volume théorique attendu sur le terrain est entre 13 et 20 tonnes par an en année de croisière (5 ans après les premières cultures).M. Gross achète son matériel d’exploitation (semences, plants, petit matériel) et reste libre de définir son projet d’exploitation (aménagement des cultures, travail du sol, nombre de planches, type de produits, commercialisation, etc.) et de déterminer ses débouchés commerciaux.Exemplarité environnementaleLe terrain est labellisé « agriculture biologique » (AB). Des clauses environnementales insérées dans le bail rural oblige le locataire à conserver la labellisation de sa production. Il met donc en œuvre ce qui en découle : contrôles annuels, origine de l’amendement, absence de produits de synthèse, etc.Avant les travaux, la Ville a mené une étude faune/flore afin de protéger les espèces animales et végétales. Un grillage avec des espaces plus grands sur le bas permet à la petite faune de circuler librement. Plus de 100 arbres et arbustes ont également été plantés sur le terrain.La Ville de Mérignac a également demandé à M. Gross de gérer la ferme dans une logique environnementale : arrosage raisonné, compostage, réflexion sur l’utilisation du fumier des centres équestres alentours et sur une logistique peu polluante (transport et livraison).La Ville a porté une attention particulière à l’intégration paysagère du bâtiment agricole dans le quartier. Le bâtiment est autonome en énergie grâce à des panneaux photovoltaïques en toiture. Il dispose également de deux grandes citernes pour récupérer l’eau de pluie.Au-delà de sa vocation première de production agricole, la ferme constitue un lieu de démonstration et de sensibilisation aux enjeux alimentaires et agricoles pour les mérignacais et les habitants de la métropole bordelaise. Pour s’ancrer dans le territoire, la ferme propose des journées portes ouvertes, des chantiers participatifs et des visites guidées. Travaux d’aménagementCoût total : Achat du terrain 450 000 €Travaux 800 000 €Nom du maraîcher : Quentin GROSSMaître d’œuvre :HanUMANAKEBIAODETEC Vendredi 29 mars 2024, signature du bail rural entre Quentin Gross, agriculteur et Thierry Trijoulet, 1ᵉʳ adjoint délégué à l'urbanisme, aux grands projets urbains, à l'habitat, au patrimoine et à la politique de la ville. Portrait de Quentin Gross, porteur du projet pour la ferme urbaineAuparavant comptable, Quentin Gross fait une reconversion professionnelle en 2020 dans l'agriculture.Il commence une formation "responsable d’entreprise agricole" auprès d’exploitants la même année et réalise entre autres un stage à la ferme de François Driot, installé à Beutre. En 2021, il obtient son diplôme et depuis un an M. Gross est hébergé dans une "couveuse" à Pessac gérée par le CIVAM PPML (Centre d’Initiatives pour Valoriser l’Agriculture et le Milieu rural).Les résultats sur sa 1ʳᵉ exploitation, un terrain de 1 hectare avec une serre de 400 m² sont positifs et encourageants. Éligible à la dotation jeune agriculteur, il est inséré dans un réseau bien établi d’acteurs commerciaux locaux : Biocoop, SoBio et la vente directe.Avec de nombreuses recommandations d'acteurs du monde agricole, Quentin Gross est un porteur solide avec un projet cohérent et une vision clairement définie de ce que pourra être la future ferme urbaine. À lire aussi Projet en cours Beaudésert Rénovation de l'école élémentaire Oscar Auriac Projet en cours Le Burck Rénovation énergétique de l'école Joséphine Baker Projet en cours Centre-ville Rénovation de l’école Jules Ferry