03/06/2026

Championne du monde à 16 ans

À 16 ans, Maïana Prat enchaîne les podiums internationaux et impose déjà sa signature dans la gymnastique mondiale. Les JO ? Elle y pense en s’entraînant... Elle a sa propre page Wikipedia et voyage autant qu’une star de la pop. Zagreb pour une coupe du monde, Agen pour une demi-finale du Top 12 (le plus haut niveau en gymnastique) remportée avec le SAM Amiens où elle remporte la 2ᵉ place pour une première saison dans l’élite, puis l’Italie avec l’équipe de France. Partout, des podiums. Souvent au sol, parfois à la poutre, ses deux terrains d’expression privilégiés. En novembre 2025, Maïana Prat frappe fort et devient championne du monde par équipe aux Philippines, puis se classe 3ᵉ au sol en individuel. Une gymnaste accomplie, qui habite encore chez ses parents et tente de mener de front sa vie d’ado et ses entraînements de haut niveau.

Son talent Mérignacais

« Ça m’a beaucoup touché de savoir que, dans ma ville, des personnes s’intéressent à ce que je fais. Le trophée est dans ma chambre. »

Maïana Prat

« Je n’avais peur de rien »

« Petite, je bougeais beaucoup, alors ma mère m’a inscrite au babygym pour canaliser toute cette énergie. Comme je n’avais peur de rien, on m’a remarquée », sourit la lycéenne en seconde à Daguin. Aujourd’hui, elle consacre 30h par semaine à l’entraînement, « tous les jours sauf le samedi, parce que j’aime faire du shopping ou aller au ciné avec mes copines », précise-t-elle. Une courte pause pour la jeune fille qui passe le plus clair de son temps au SAM gym : « C’est un club familial. Il n’y a pas de compétition entre nous. Au contraire, en championnat, on s’encourage les unes les autres ».

Cette cohésion lui offre la stabilité dont elle a besoin dans une discipline hyper exigeante. Car derrière les enchaînements fluides, il y a les séances de cardio et de muscu sous la houlette de son entraîneur, Michael Pallares, au SAM, ou à Paris avec le staff de l’équipe de France : « Je préfère la chorégraphie, mais un corps entraîné, c’est un outil indispensable pour réussir les figures », reconnaît l’athlète d’1,53 m et 48 kg.

Le « Prat » : son mouvement

À 16 ans, Maïana a déjà inscrit son nom dans le code de la gymnastique puisqu’elle a créé un élément au sol : un saut avec grand écart, jambe arrière fléchie, dos arqué et rotation complète. Validé en compétition internationale, il porte désormais son nom : le « Prat ». Elle essaiera peut-être de le placer lors des JO 2028 à Los Angeles, si elle est sélectionnée. « C’est à ma portée ! » reconnaît-elle, lucide sur les efforts à fournir, et enthousiaste à l’idée d’avoir sa chambre dans le village olympique : « Côtoyer les autres sportifs, toutes ces cultures, ces langues différentes, ça me motive ! » 

L’après ? Maïana y songe : « Pourquoi pas un métier dans la santé ? ». Mais l’urgence est ailleurs : les championnats d’Europe et du monde en sénior, sa nouvelle catégorie depuis janvier. « Je sais que je suis attendue, mais en compétition, je n’ai pas de stress, je profite de chaque instant, de la fierté d’être là ». Maïana, toute une ville est derrière toi !