05/01/2026

Une figure locale de l'engagement

À 76 ans, elle n’est même pas essouflée... Pourtant, elle visite les personnes âgées isolées dans le cadre du dispositif Mona Lisa, s’investit au sein du comité des fêtes de Beutre, participe aux collectes de la banque alimentaire, représente les dix associations d’animation et d’éducation populaire (G10) auprès du CCAS de Mérignac, a longtemps fait de l’aide aux devoirs et est partie prenante de l’instance de démocratie participative La voix des aînés… Michèle Bourgeon est sur tous les fronts, de tous les combats.

« Ce sens de l’engagement, je le dois à mes grands-parents et à mes parents. Ils étaient d’origine italienne et pendant des années, ils ont tenu un hôtel-restaurant dans le 12e arrondissement de Paris, près de la gare de Lyon. Chez eux, il y avait toujours un plat chaud ou une douche pour les personnes à la rue. Ils m’ont donné des valeurs », raconte-t-elle.

 

Beutre, port d’attache

Présidente des parents d’élèves au sein de la FCPE, représentante de la Confédération nationale des locataires du Val-de-Marne... même dans sa carrière chez Alcatel, puis dans d’autres sociétés, Michèle Bourgeon s’est investie. Arrivée à Mérignac pour des raisons professionnelles à 51 ans, elle s’est installée à Beutre :

« Un quartier paisible, proche de toutes les commodités urbaines, situé sur la route de l’océan et près du parc du Bourgailh », décrit-elle. La Parisienne s’y sent bien. « À Mérignac, on a des salles de spectacle, une magnifique piscine, et toute une vie culturelle. Je n’ai jamais regretté la capitale ! », lance-t-elle encore.

Ici, elle fait aussi du théâtre en amateur et cuisine souvent pour ses amis. Conviviale, Michèle a noué des liens forts avec les habitants du quartier, dont certains, comme ses grands-parents en leur temps, viennent de pays étrangers. Au-delà de ses engagements associatifs, elle les aide comme elle peut, notamment pour les démarches administratives.

 

Un Talent qui compte

Lorsque son nom a été proposé pour les Talents Mérignacais, Michèle est tombée des nues, tant son investissement lui semble aller de soi. Elle avoue pourtant être touchée par cette reconnaissance « qui fait du bien à l’ego » : le trophée trône dans son salon, comme un clin d’œil quotidien à ce qu’elle apporte aux autres.

Et après ? Michèle Bourgeon n’envisage pas de lever le pied et garde son cap. Elle entend rester active, disponible et continuer d’apporter son grain de sel solidaire à Mérignac.