03/09/2026

Chaque année en France, près de 18 000 femmes sont touchées par des cancers gynécologiques pelviens. Ces cancers, pourtant fréquents et graves, demeurent largement méconnus et peu visibles dans les campagnes de prévention nationales. Ils sont souvent diagnostiqués tardivement, faute de symptômes identifiés à temps ou de suivi régulier.

Le mois de Septembre, dédié à la sensibilisation aux cancers gynécologiques, est l’occasion de rappeler l’importance de l’information et de la vigilance. Mieux connaître les signaux d’alerte peut permettre d’agir plus tôt et d’améliorer les chances de prise en charge.

Certains symptômes, même discrets, doivent inciter à consulter : des douleurs abdominales persistantes, des ballonnements inhabituels, des troubles urinaires, une fatigue inexpliquée ou encore des saignements vaginaux anormaux, en particulier après la ménopause. Ces signes ne sont pas spécifiques, mais leur persistance doit alerter.

Si ces cancers concernent majoritairement les femmes après la ménopause, avec un âge moyen de diagnostic autour de 68 ans, ils peuvent également toucher des femmes plus jeunes. À tout âge, un suivi gynécologique régulier reste essentiel. Or, on observe que les consultations diminuent fortement après 65 ans, alors même que les risques augmentent.

À l’occasion de Septembre turquoise, Mérignac a choisi de se mobiliser en,

  • éclairant en bleue la médiathèque tous les soirs de septembre,
  • organisant une conférence le 25 septembre "Cancers gynécologiques : lever le tabou, reconnaître les signes, prévenir et accompagner" avec Vanessa Rabeau Conri — Chirurgienne gynécologue oncologue au CHU de Bordeaux à la MJC centre-ville,

afin de sensibiliser largement les habitantes et leurs proches.

Cette mobilisation s’inscrit dans une démarche plus large en faveur de la santé des femmes pour favoriser l’accès à l’information, encourager le recours aux soins et accompagner les habitantes tout au long de leur parcours de santé.