Stade Marie-Houdré
1 Rue du Maréchal Foch, 33700 Mérignac, France

Un terrain de jeux écoresponsable au Burck

Ce stade de rugby dans le quartier du Burck porte le nom d’une femme : celui de Marie Houdré. « Cette institutrice, devenue médecin, a œuvré pour développer le rugby féminin dans les années 1920. C’était une pionnière, une femme inspirante pour les femmes d’aujourd’hui.

Encadré par un espace boisé classé, le stade est accessible par des cheminements piétonniers et des pistes cyclables : la municipalité a opté pour des liaisons douces afin de préserver l’environnement naturel du site avec notamment des matériaux écoresponsables : la sous-couche d’absorption est faite intégralement en produits recyclés et le remplissage du terrain est en liège, qui permet 40 heures d’utilisation par semaine – au lieu de 15 heures pour un gazon traditionnel – sans se dégrader.

Dans un souci d’économie d’énergie, le stade est éclairé par des LED.

Si ce nouveau terrain de jeux est destiné aux scolaires – écoles élémentaires et collèges – il est aussi accessible aux associations comme Drop de béton – qui développe le rugby féminin et mène des actions pour l’insertion professionnelle et l’inclusion – l’association sportive Mérignac rugby et les centres sociaux.

e terrain qui, dans sa largeur, permet aussi de pratiquer le foot, est équipé de vestiaires, de sanitaires et d’un espace de convivialité pour accueillir tous les sportifs.

A propos de Marie-Houdré

Marie Houdré
1883 - 1982
Institutrice, médecin, membre active du Femina Sport et de la fédération des sociétés féminines sportives de France, créatrice du rugby féminin, «la barette »
Spécialiste de la santé des femmes, auteure d’un "guide pratique d’hygiène et de médecine de la femme moderne » en 1933.
Féministe, elle est membre de la SFIO dès 1910 et du Comité d’éducation coopérative de la fédération nationale des coopératives (FNCC)

Femme libre et évoluant hors des cadres traditionnels, elle se marie trois fois (et divorce deux fois), suit des études de sport, puis devient institutrice en maternelle, puis reprend des études pour devenir médecin. Pendant les deux conflits mondiaux, elle s’engage auprès des populations et particulièrement des enfants.
Cheffe de laboratoire à la faculté de médecine de Paris, elle est aussi présidente de la commission médicale de la Fédération des sociétés féminines sportives de France (FSFSF) présidée par Alice Milliat.
En 1920, elle adapte les règles du rugby et propose aux sportives la pratique de la « barrette » (12 joueuses, pas de jeu de pieds, plaquage aux hanches)
Cette pratique fait alors scandale. Selon Suzanne Lenglen : « Le rugby pratiqué par la femme n’a rien d’esthétique, et je suis opposée à cette mode nouvelle ».
Marie Houdré défend au contraire la pratique du rugby et de tout sport collectif féminin en ces termes « il faut pour réussir en ces sports savoir être à sa place, servir à propos ses partenaires, s’effacer au bon moment ; c’est le triomphe de l’esprit social sur l’individualisme »
La Barrette est abandonnée au début de la guerre et le rugby féminin ne sera admis que dans les années 60.
La Fédération française de rugby a choisi Marie Houdré comme premier nom figurant sur son « mur des légendes » inauguré en 2019.
 


 


En savoir plus auprès de la direction des sports au 05 56 97 74 22 ou par mail

 

Le stade et les installations sportives sont soumis à un règlement d'utilisation :
Règlement d'utilisation des stades
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