02/01/2026 - Page mise à jour le 02/01/2026

Numéro spécial : Les dix temps forts de l'année économique 2025

 

Le plus gros succès commercial français de tous les temps est « made in Mérignac » (13 janvier 2025)

Le succès commercial du Rafale ne se dément pas, dix ans après ses premiers succès à l’export. Après avoir franchi le seuil des 500 unités, l’avion est même devenu le plus grand succès commercial français de tous les temps.

Atelier Rafale Mérignac

Le site Internet secret.defense.org vient de consacrer, le 5 janvier, une longue enquête à l’avion Rafale produit par Dassault Aviation, qui a dépassé, en 2024, le seuil symbolique des 500 unités vendues. De fait, le Rafale est devenu pour le site le « plus grand succès commercial français, avec un revenu généré d’environ 37,5 milliards d’euros ». 

C’est à la fin des années 1970 que débute cette entreprise collective, lorsque la France cherche à remplacer ses Mirage. Envisagé à l’origine comme un projet européen, le programme Rafale se transforme en une initiative 100% française à partir de 1985, après l'échec des discussions. Conçu pour être polyvalent, l'appareil est capable d'assurer des missions de défense aérienne, de reconnaissance, de frappe air-sol et même de dissuasion nucléaire, remplaçant à lui seul sept types d'avions différents.

Malgré l’objectif initial d'une mise en service en 1996, le Rafale n'équipe la Marine nationale qu'en 2004 et l'Armée de l'Air en 2006. Ce retard alimente les critiques. Pendant près d'une décennie, le Rafale peine par ailleurs à trouver des clients à l'export, ce qui lui vaut le surnom d'avion « invendable ».

La première commande internationale intervient en avril 2015, avec le contrat indien (36 appareils).  Dix ans plus tard, Dassault Aviation a vendu 507 Rafale, dont 273 à l'export. Ce chiffre dépasse les ventes totales du Mirage 2000 (281 appareils) et s'approche de celles du Mirage F1 (450 exemplaires). Le « contrat du siècle » signé avec les Émirats arabes unis en 2021, pour 80 appareils, renforce la position du Rafale sur le marché international.

Avec un prix moyen de 74 millions d'euros par avion, le site estime les revenus générés par le Rafale à 37,5 milliards d'euros. 
L'avenir s'annonce prometteur. Le marché potentiel à l'export est estimé à 324 appareils d'ici 2035. Des négociations sont en cours avec plusieurs pays, dont l'Arabie Saoudite, le Pérou et la Colombie. Pour répondre à cette demande croissante, Dassault Aviation prévoit d'augmenter sa cadence de production à trois appareils par mois dès cette année.

Lien complémentaire autour du Rafale

 

Anicura a inauguré à Vert Castel la plus grande clinique vétérinaire de la métropole (10 février 2025)

En prenant possession de ses nouveaux locaux de Vert Castel, la clinique vétérinaire Anicura a triplé sa surface et est devenue la plus grande de la métropole.

Anicura clinique

Le groupe Anicura a inauguré, mercredi 13 février, son centre hospitalier vétérinaire de Vert Castel, spécialisée dans les chiens et les chats, qui était précédemment implantée dans la zone d’activité Mermoz à Eysines. Le nouveau bâtiment XXL, réalisé par AGC (groupe Cassous), compte notamment 18 salles d'examen, 8 blocs opératoires, un département imagerie comportant scanner, IRM, matériel d’échographie de pointe et des espaces spécifiques pour l'accueil et le bien-être des animaux.

En triplant de surface (de 950 à 2.800 m²), la clinique, qui emploie désormais 100 personnes, devient la première clinique vétérinaire de la métropole et la première du réseau Anicura. Sa zone de chalandise couvre tout le quart sud-ouest de la France, de Rodez à La Rochelle.

Ce transfert d’activité a été l’un des principaux investissements du groupe Anicura pour l’année 2024 (bâtiment et matériel d’imagerie). À moyen terme, l’activité devrait se développer grâce au recrutement de spécialistes (neurologie, soin intensifs, oncologie…). Son effectif pourrait atteindre 150 personnes d’ici deux ans.

Pour en savoir plus : anicura.fr 

 

Plus de 2.000 offres d’emploi et 1.000 visiteurs pour la 3e édition du salon ASD (24 mars 2025)

Pour sa troisième édition, le salon ASD a confirmé son statut de rendez-vous incontournable de l’emploi pour toute la filière aéronautique de la métropole.

Salon ASD Mérignac

Le salon Aéronautique, Spatial et Défense : Emploi et Formation, dont la troisième édition s'est tenue mardi 25 mars au pavillon du Pin Galant, a rencontré un vif succès, avec la participation de 45 entreprises et 10 organismes de formation. Plus de 1.000 visiteurs ont par ailleurs assisté à l’événement tout au long de la journée.

Le nombre total d’offres d’emploi a dépassé les 2.000. Et pour ce qui est du contenu, le salon a également proposé un espace consacré à l’attractivité de la filière, avec notamment des expériences immersives, un simulateur de vol, des casques de réalité virtuelle, des ateliers pratiques, des expositions thématiques et des présentations de métiers.

Coorganisé par la Ville de Mérignac et France Travail, en partenariat avec les communes de Saint-Médard-en-Jalles, Le Haillan, Bordeaux Métropole, l’ADSI-PLIE Technowest, la Mission Locale Technowest, Tarmaq, le GIFAS, l’UIMM, BAAS et l’APEC, le salon a confirmé son rôle de tremplin professionnel, tout en contribuant à la dynamique de la filière ASD.

Pour en savoir plus: retour sur l'actualité sur merignac.com 

 

Leroy Merlin inaugure un magasin intégralement rénové (2 juin 2025)

Le magasin Leroy Merlin de Mérignac, qui est aussi un des plus gros employeurs de la ville, a inauguré son tout nouveau bâtiment à l’issue d’un chantier de deux ans.

Leroy Merlin


La direction et les équipes de Leroy Merlin ont inauguré, mercredi 4 juin, le magasin de Mérignac rénové dans son intégralité, en présence de Marie Récalde, députée de la 6e circonscription de la Gironde et conseillère municipale, et de 400 invités.

Cette inauguration met un terme à un chantier de deux ans en site occupé (c’est-à-dire sans rupture d’exploitation). Inauguré en 1989, le magasin a été étendu deux fois depuis cette date, en 1998 et 2009, avant de reprendre en location, en 2021, l’ancien bâtiment Top Office de 1.000 m² situé à côté de celui de Cultura.

En quelques mots, le magasin, qui se déploie sur une emprise de 34.000 m², propose donc désormais une surface de vente, après extension, de 9.300 m², ainsi qu’une cour des matériaux de 3.300 m². La rénovation du magasin poursuit plusieurs objectifs parmi lesquels la modernisation du concept, l’amélioration de la gestion des flux logistiques (42.000 produits sont disponibles en stock), la refonte des espaces de travail des collaborateurs, la création d’espaces verts et l’optimisation des performances énergétiques du site.

Le magasin Leroy-Merlin est également un acteur économique majeur à l’échelle de la ville, puisqu’il emploie 225 personnes et travaille en direct avec près de 150 artisans locaux. Leroy-Merlin est ainsi la deuxième enseigne de la zone commerciale derrière Carrefour et devant Décathlon, avec plus de 70 millions d’euros de chiffre d’affaires. Dans son intégralité, le chantier aura entraîné un investissement de 20 millions d’euros.
Cette rénovation s’inscrit aussi dans l’opération urbaine et le périmètre Marne-Soleil (70 hectares), qui comprend notamment la création de 2.800 logements, la plantation de 14.000 arbres, l’extension du tram vers l’aéroport, la création d’un parc et d’un groupe scolaire sur le foncier mitoyen du magasin.

Pour en savoir plus : leroymerlin.fr  

 

Dix bougies pour l’OIM Bordeaux Aéroparc (5 juillet 2025)

L’Opération d’Intérêt Métropolitain (OIM) Bordeaux Aéroparc, qui est une des opérations d’aménagement les plus importantes de la métropole, a fêté officiellement son dixième anniversaire.

OIM


L’OIM Bordeaux Aéroparc a fêté son dixième anniversaire, mardi 1er juillet, au Cockpit de Bordeaux Technowest, en présence de Thierry Trijoulet, maire de Mérignac, de Christine Bost, présidente de Bordeaux Métropole et d’une centaine d’invités, acteurs économiques et institutionnels pour la plupart.

Pour mémoire, l’idée de l’Aéroparc est née au moment de la crise de la Sogerma de 2006, avec la volonté de la part des collectivités locales et des grands industriels de renforcer le territoire économique situé au nord de l’aéroport. Il a ensuite fait l’objet d’un travail de préfiguration pendant une dizaine d’années, conduit notamment par un chargé de mission, détaché de Thales  au sein de Bordeaux Technowest.

L’acte constitutif de l’OIM Bordeaux Aéroport (le nom changera peu après) date précisément d’une délibération votée par Bordeaux Métropole le 25 septembre 2015, sous la présidence d’Alain Juppé. L’idée sous-jacente de la création de l’OIM était aussi à l’époque de rééquilibrer le développement économique du territoire à l’ouest, en réponse notamment à l’OIN Bordeaux Euratlantique à l’est. 

L’OIM Bordeaux Aéroparc est aujourd’hui un territoire de très fort développement économique, mais aussi une équipe d’une quinzaine de personnes qui se consacrent à son aménagement. Cette équipe est placée administrativement au sein de la direction du développement économique de Bordeaux Métropole.

Le périmètre du territoire a par ailleurs été étendu plusieurs fois depuis sa création. Il se déploie aujourd’hui sur 3.500 hectares environ, répartis sur quatre communes (Mérignac, Le Haillan, St-Médard-en-Jalles et Martignas-sur-Jalle). Avec plus de 50.000 emplois et 3.700 établissements, l’Aéroparc s’impose comme un pôle majeur de l’agglomération, marqué par une économie productive.

À Mérignac, l’OIM couvre la quasi-totalité de la partie extra-rocade, le parc d’activité de Château-Rouquey et une partie de la zone de l’Hippodrome.

L’évènement du 1er juillet a aussi été l’occasion de se projeter collectivement dans les années à venir, de partager les grandes lignes directrices et les ambitions de la nouvelle feuille de route, axée sur un aménagement et un développement plus sobres, plus résilients et plus coopératifs.

Pour en savoir plus : retour sur une actualité de merignac.com  

 

Top départ pour l’îlot La Poste (5 juillet 2025)

La réhabilitation de l’îlot La Poste, qui va refaçonner le centre-ville de Mérignac, est aussi une opération économique majeure qui représente un investissement de 34 millions d’euros.

Thierry Trijoulet, maire de Mérignac, Camille Géhin, directrice générale de La Poste Immobilier, et Paul Jaquet, architecte de l’agence Hame, ont posé officiellement la première pierre de l’îlot La Poste, à l’angle de l’avenue de l’Yser et de la rue Aimé Césaire, en plein centre-ville, mercredi 2 juillet. 

Le projet immobilier, urbain et paysager s’inscrit dans la démarche lancée par Michel Sainte-Marie, maire de 1974 à 2014, reprise par Alain Anziani, puis Thierry Trijoulet, pour renforcer et dynamiser le centre-ville. Pour mémoire, les premières étapes du projet datent de 2008, avec la mise en service du tram, la livraison de la médiathèque et de l’îlot Bouygues Immobilier.

Les prochaines étapes seront les livraisons du pôle jeunesse et de la placette du Maréchal Leclerc.

En termes de programmation, l’îlot La Poste, qui correspond à un investissement de 34 millions d’euros, comporte un nouveau bureau de poste de 400 m², un espace de coworking de 1.900 m² et une unité de distribution du courrier, 620 m² de locaux commerciaux porté par inCité, 127 logements et une micro-forêt urbaine de 1.500 m².

La livraison de la première tranche du projet est prévue pour le quatrième trimestre 2026.

Pour en savoir plus : laposteimmobilier.fr  

 

Un nouveau supermarché Lidl à Chemin Long (15 septembre 2025)

Les travaux du supermarché Lidl de Chemin Long, viennent de démarrer. L’ouverture est prévue en avril prochain.

Les travaux du futur supermarché Lidl de Chemin Long, qui ouvrira ses portes 1, rue Gutenberg en avril 2026, viennent de démarrer. L’établissement, qui se déploiera sur une surface commerciale de 999 m² et proposera 89 places de parking, emploiera une vingtaine de personnes en CDI à temps complet dès son ouverture.

Pour l’enseigne, il s’agit d’une opération de requalification très ambitieuse qui représente un investissement de 4,3 millions d’euros. Outre la rénovation de la coque et l’aménagement intérieur, Lidl prévoit de végétaliser les façades du magasin et de désimperméabiliser les places de parking.

Ce projet renforce la présence de Lidl à Mérignac, qui exploite depuis 2010, un magasin devenu commercialement saturé avenue Jean Perrin. Pour mémoire, Lidl est une enseigne alimentaire du groupe Schwarz, qui réalise 175 milliards d’euros et emploie 575.000 collaborateurs dans le monde.

Le terminal Billi fait peau neuve (29 septembre 2025)

L’aéroport vient d’inaugurer une nouvelle extension du terminal Billi, opération qui s’inscrit dans le cadre de sa feuille de route Ressources 27.

Les équipes de l’aéroport et d’Areas France ont officiellement inauguré, lundi 29 septembre, à l’issue d’un chantier de 8 mois, l’extension de Billi et le tout nouveau commerce Le Pain Quotidien situé à l’entrée du terminal. Cent cinquante personnes étaient présentes.

Concrètement, l’extension porte sur la création de 700 nouveau m² gagnés notamment grâce à l’élargissement du bâtiment. Les travaux ont également porté sur l’amélioration de la visibilité extérieure et la signalétique intérieure du terminal, la mise en place d’un nouveau système de climatisation plus efficace et plus écologique, ainsi que la création d’une terrasse végétalisée.

Billi s’étend désormais sur 5.600 m² de surface de plancher, avec une capacité d’accueil annuelle de 3,5 millions de passagers.

Cette extension, qui représente un investissement de 3,5 millions d’euros, s’inscrit dans la feuille de route « Ressources 27 ». Quant au nouveau commerce, il emploie une quinzaine de personnes.

Pour mémoire, Billi (pour Bordeaux Illico), qui est le troisième terminal de l’aéroport, avait été mis en service en 2010, à l’attention spécifique des compagnies low cost. La stratégie de l’aéroport, à l’époque, était d’anticiper et de compenser la perte de trafic due à l’arrivée de la LGV. Il a ensuite été étendu une première fois en 2015.

Pour en savoir plus : bordeaux.aeroport.fr  
 

Avec la reconstruction de Léo Lagrange, la ville de Mérignac investit 18 millions d’euros dans un gymnase nouvelle génération (3 novembre 2025)

Cinq ans et demi après la destruction du gymnase Léo Lagrange, la ville de Mérignac investit 18 millions d’euros dans un équipement nouvelle génération.

Un peu plus de cinq ans et demi après son incendie destructeur (dans la nuit de 30 au 31 décembre 2019), la ville de Mérignac a officialisé la reconstruction du gymnase Léo Lagrange avec la pose de la première pierre, le 10 septembre dernier, en présence de Thierry Trijoulet, maire de Mérignac, des équipes de Bouygues Construction, qui réalise le bâtiment et de Moon Safari, l’architecte.

Construit en 1973 et agrandi en 1999, le complexe sportif évolutif couvert (COSEC) Léo Lagrange, situé le long du tram à l’angle de l’avenue du Maréchal Leclerc et de l’allée René Coty, était un équipement emblématique qui accueillait les séances du Sam gymnastique, mais aussi de très nombreuses compétitions sportives.

Le nouveau gymnase correspond à un investissement de 18 millions d’euros et se déploiera sur une surface de plancher de 4.200 m². Le projet porté par Bouygues Bâtiment, qui a remporté le concours, est très ambitieux sur le plan du fonctionnement pour les usagers, pour son intégration paysagère ou sur le plan des innovations dans les techniques de construction.

La livraison du nouveau bâtiment est prévue en novembre 2026.

 

Exosens décroche le contrat du siècle (15 décembre 2025)

Exosens, leader européen de la vision nocturne, vient de finaliser un contrat de 250 millions d’euros.

Exosens (ex-Photonis) vient de confirmer officiellement la signature, avec son partenaire grec Theon International, d’un contrat portant sur la fourniture de 100.000 jumelles de vision nocturne à l’armée allemande. Ce contrat, estimé à près de 1 milliard d’euros, est le plus important jamais conclu au niveau mondial dans le domaine de la vision nocturne.

La commande doit doter l’armée allemande de jumelles de vision nocturne. Partenaire technologique et commercial de Theon International et unique fournisseur de tubes intensificateurs de lumière à usage militaire en Europe, Exosens se retrouve donc au centre du programme.

Concrètement, Exosens doit livrer 200.000 tubes pour équiper 100.000 jumelles destinées à l’armée allemande. Sa part de contrat est estimée à 500 millions d’euros, soit un prix unitaire d’environ 2.500 euros. L’accord comprend également 4.000 jumelles pour la Belgique, soit 8.000 tubes supplémentaires. Les livraisons doivent s’étaler entre 2027 et 2029.

Pour mémoire, le siège d’Exosens est implanté dans le domaine de Pelus depuis 2007. L’entreprise avait été créée à Brive (19) en 1937, où se situe encore son principal site de production. Elle emploie aujourd’hui près de 2.000 salariés dans le monde pour 400 millions d’euros de chiffres d’affaires.

Compte tenu de son activité stratégique, l’Etat s’était opposé à son rachat par un fonds américain en 2020. Photonis était ensuite devenue Exosens en 2023, avant son introduction en bourse en juin 2024.

 

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