03/04/2026

Le château Picque-Caillou change de mains

Picque-Caillou

Le château Picque-Caillou, qui est avec Luchey-Halde, l’autre grand domaine viticole de Mérignac, vient d’être racheté par Laurent Marti, président de TopTex, leader de la distribution de textile en France, et surtout président emblématique de l’Union Bordeaux-Bègles (UBB) depuis 2007. 

Construit en 1756 par l’architecte Jean Laclotte autour d’un domaine de 25 hectares, le château Picque-Caillou produit chaque année environ 130.000 bouteilles de vin rouge et de vin blanc classés en Pessac-Léognan.

Outre l’extension de la production sur des parcelles non exploitées, la nouvelle direction prévoit de réaménager une partie des bâtiments, de construire une offre oenotouristique et de développer la marque Picque-Caillou.

Les travaux à court terme prévoient donc concrètement la réalisation d’un cuvier, d’un chai et d’une boutique, ainsi que l’aménagement d’une salle de séminaire et d’espaces de réception au château.

https://shop.picque-caillou.com/fr/ 
 

L’aéroport poursuit le déploiement de sa feuille de route

aeroport

Simon Dreschel, président du conseil de surveillance, et les équipes de Bordeaux-Aéroport ont présenté le bilan 2025 à leurs partenaires, lundi 30 mars, dans les locaux du cockpit de Bordeaux Technowest. La plupart des points de la feuille de route « Ressources 27 » ont été abordés. Une centaine de personnes était présente.

Simon Dreschel a également évoqué la reconstitution du trafic. Avec 5,9 millions de passagers accueillis en 2025, l’aéroport a en effet, en grande partie, compensé, dès la première année, le départ de Ryanair, qui avait représenté 25% du trafic passagers en 2024. Plusieurs compagnies ont repris des lignes laissées vacantes ou ont renforcé leur offre.

Au terme de 2025, la baisse de trafic n’a donc été que de 11%, pour un volume de passagers supérieur de 400.000 aux prévisions. Ce chiffre devrait atteindre 6,2 millions en 2026. L’année a également été marquée par un recul de la part des vols low-cost (68% du trafic) et par une augmentation du taux de remplissage des avions (83%).

L’autre grand chantier de l’aéroport est actuellement le « projet bâtimentaire », qui consiste notamment à réunir les halls A et B pour fluidifier la circulation des passagers et optimiser le traitement des bagages, tout en créant 3.000 m² de surfaces commerciales. Ce chantier, réalisé en site occupé, c’est-à-dire sans interruption du fonctionnement de l’aéroport, entraînera dès cette année un investissement de 66 millions d’euros.

https://www.bordeaux.aeroport.fr/ 
 

Nouveau comité de pilotage pour le salon AD2S

a2ds

L’armée de l’Air et de l’Espace, la Région Nouvelle Aquitaine et Advance Business Events (ABE) ont organisé ce 2 avril, à l’hôtel du quartier général de Bordeaux, le 3e comité de pilotage du prochain salon Aerospace & Defence Support and Services (AD2S), qui se tiendra du 22 au 24 septembre à la base aérienne 106.

AD2S s’inscrit dans la continuité d’ADS Show, salon de la maintenance aéronautique, qui s’était déjà tenu quatre fois tous les deux ans de 2012 à 2018. Pour mémoire, la branche maintenance est une composante essentielle de la filière aéronautique de Mérignac, avec la présence notamment de la Dmaé, de l’institut Evering, de Sabena Technics, de Dassault Aviation ou de Thales.

L’édition de reprise d’AD2S organisée en septembre 2024 avait rassemblé, sur 3 jours, plus de 200 exposants et près de 4.000 visiteurs venus de 18 pays. D’après les préinscriptions déjà enregistrés, ces chiffres devraient être dépassés.

La ville de Mérignac sera très impliquée sur l’organisation de la 3e journée (journée « take-off ») consacrée aux métiers, à la formation et au recrutement, dans la continuité du forum ASD dont la quatrième édition se tiendra le 28 avril au Pin Galant.

https://ad2s-bordeaux.com/index.php/fr/ 
 

Margaux et Pierre-Antoine Gallet, co-gérants de Feuillette

Margaux et Pierre-Antoine Gallet

En 2021, Margaux et Pierre-Antoine Gallet formaient un couple, presque classique, de cadres supérieurs parisiens, à haut potentiel. Cinq ans plus tard, leur vie a complètement changé. Ils sont en effet désormais à la tête, à Mérignac et Saint-Médard-en-Jalles, de deux boulangeries-pâtisseries, qui emploient chacune 35 personnes et accueillent entre 700 et 800 clients par jour. Et côté vie privée, le couple a fondé une petite famille.

Margaux est une pure bordelaise. Agée de 37 ans, elle a en effet grandi à Caudéran. Malgré des parents dentistes et orthodontistes, elle s’oriente vers l’Ecole Hôtelière de Lausanne (EHL), avant d’être recrutée par Compass Group, leader mondial de la restauration collective, et de faire ses premières armes sur le marché des ministères à Paris. Elle rejoint ensuite l’enseigne Cojean pendant près de 10 ans, une aventure très opérationnelle avec notamment la gestion de 5 des boutiques du groupe. 

Pierre-Antoine, qui vient de fêter ses 40 ans, est né à Versailles dans une famille de 4 enfants, dont le père est courtier en assurances et dont la mère deviendra sur le tard psychologue spécialisée dans l’accompagnement des patients en soins palliatifs. Ses premières expériences professionnelles sont des jobs d’étudiant, notamment au sein du prestigieux Trianon Palace à Versailles. Sa scolarité le mène ensuite à Neoma Business School à Reims, avant un MBA à l’Essec.

Après une expérience chez Accor au Royaume Uni, il rejoint lui aussi le groupe Compass. L’aventure dure 10 ans. Elle lui permet d’apprendre les secrets du métier, de gravir, à intervalles réguliers, les échelons du groupe et surtout de rencontrer Margaux.

La crise sanitaire, qui impacte très fortement les métiers de la restauration, déclenche chez eux un début de réflexion sur leur projet de vie. C’est dans ce cadre qu’ils font la connaissance de Jean-François Feuillette, qui vient de lancer son enseigne à Blois (41) en 2009, et qui cherche un franchisé pour l’agglomération bordelaise. Les Gallet adhèrent instantanément aux valeurs et au projet économique.

Feuillette fait partie des quelques franchises qui ont le vent dans le dos au cours de la décennie 2010 : 17 ans après sa création, l’enseigne compte en effet aujourd’hui une centaine d’établissements, dont 75 en franchise pour un chiffre d’affaires global de 142 millions d’euros. Chaque boulangerie accueille par ailleurs 800 clients en moyenne par jour, réalise entre 2,5 et 3 millions d’euros au bout de deux ans, avec un ticket moyen de 10 euros. Et pour l’anecdote, chaque établissement vend… 2.000 baguettes chaque week-end.

Pour revenir à Pierre-Antoine et Margaux, ils quittent leur entreprise respective en 2022 et se lancent alors dans le marathon de la franchise. Le profil du franchisé Feuillette est complet et exigeant, mais Pierre-Antoine et Margaux sont solides et surtout tenaces. Au-delà de l’acquisition du savoir-faire métier et du dossier financier, et avant même le recrutement de l’équipe, le point d’achoppement est l’identification du bon local commercial, capable de devenir un vrai lieu de vie.

Ils lancent donc simultanément leur recherche à Mérignac et Saint-Médard-en-Jalles et trouvent, après plusieurs mois infructueux, deux emplacements quasiment coup sur coup. Ils décident donc de relever le défi, ce qui veut dire aussi allonger la durée du marathon et doubler l’investissement, déjà colossal pourtant.

Un an et demi plus tard, le pari est réussi. Les deux établissements sont en ligne avec les objectifs économiques, pourtant relevés, les équipes sont constituées et chaque site surtout, ouvert de 6h30 à 20h, s’est complètement intégré à son quartier, à Pichey pour Mérignac, à côté du centre Leclerc pour Saint-Médard. Et la déco, marque de fabrique de chacun des établissements, très soigneusement travaillée, a fait de chacun des « Feuillette » un vrai lieu de vie. 

Les fondations sont maintenant posées. L’année 2026 sera celle de la stabilisation.
 

Sur vos agendas : Avec Sécurité 360, Bordeaux Technowest propose un focus sur la sécurité des sites le 22 avril

agenda

Bordeaux Technowest, en partenariat avec Byblos Group et Omnitech Security, organise un salon sur la sûreté et la sécurité des sites le 22 avril prochain au Cockpit (58, avenue Marcel Dassault) à partir de 14h.

L’événement sera l’occasion de faire l’état des lieux des nouvelles technologies et de réunir l’ « écosystème sécurité ».

Gratuit, mais sur inscription.

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